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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : On se heurte ici à deux arguments:- du point de vue empiriste (Hume), rien ne peut absolument garantir que la loi que je découvre n'en dissimule pas une autre, qui serait la seule, dans la réalité de ce que j'observe, à déterminer le phénomène que je prétends expliquer. La certitude est ici indéfiniment différée.- L'induction elle-même suppose l'adhésion au principe du déterminisme. Ce dernier n'est, au sens strict, jamais prouvé. Tout au plus est-il confirmé par la réussite des applications déduites des lois. Rien ne garantit que celles-ci soient autre chose que «générales» c'est-à-dire vérifiables seulement dans un certain état donné du Monde : les lois scientifiques supposent une durée indéfinie du monde tel que nous le vivons, mais cette durée peut être mise en question sans difficulté.Pour échapper à de telles difficultés, on peut être tenté de se rabattre sur une évidence de style cartésien: ce qui me donne la certitude que je ne me trompe pas, c'est la clarté et la distinction de mes idées et de leurs enchaînements (pour Descartes, la vérité mathématique, formelle, tient lieu de modèle). L'évidence signale une vérité qui n'a pas besoin de critérium extérieur, parce qu'elle est capable de s'imposer d'elle-même à l'esprit. Immédiate, elle ne peut être médiatisée, c'est-à-dire justifiée: elle est d'elle-même sa propre justification. Ainsi, pour Spinoza, la vérité «se fait connaître et fait connaître les ténèbres: la vérité est norme d'elle-même et du faux».
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