PUIS-JE- ÊTRE SÛR DE NE PAS ME TROMPER ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : PUIS-JE- ÊTRE SÛR DE NE PAS ME TROMPER ?
Il arrive que l'on ait l'impression ou le sentiment d'être dans le vrai. Mais comment passer de cette impression à une authentique et complète certitude? Que pourrais-je répondre à qui serait en désaccord avec moi? Et, dans cette situation de désaccord, comment puis-je être sûr de ne pas me tromper?
Je ne peux espérer la certitude que si mon discours est indépendant des situations ou des éléments qui peuvent me tromper: les sens, l'opinion, l'autorité.
En conséquence, mon discours n'a quelque chance d'être vrai que si son contenu résulte d'une réflexion et non d'une perception immédiate, d'une analyse et non d'une opinion, d'un travail intellectuel que j'aurai moi-même accompli et non de la répétition d'un avis étranger, si respectable soit-il en apparence.
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Se demander si je peux être sûr de ne pas me tromper revient à chercher si je peux avoir la certitude de ne pas être dans l’erreur et d’être par conséquent dans le vrai. Or si le vrai est une catégorie du langage, comment puis-je être certain que mon discours est vrai, c’est-à-dire qu’il s’accorde avec la réalité, car il semble qu’un discours ne peut prétendre à la vérité qu’en s’accordant avec le réel ? Si cette question se pose, c’est parce que je peux non seulement n’être pas certain de ne pas commettre d’erreurs, mais je peux encore, semble-t-il, être certain de ne pas en commettre et pourtant me tromper.
Dès lors, un problème surgit : à quoi puis-je reconnaître le vrai ? Autrement dit, y a-t-il des critères de vérité ? Et si oui, quels sont-ils ?
La certitude de ne pas me tromper garantit-elle l’accès à la vérité ? Ne puis-je pas être sûr de ne pas me tromper et pourtant être dans l’erreur ? Mais n’y a-t-il pas des moyens d’éviter l’erreur ? Que penser alors de la fiabilité de ces moyens ?
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Introduction
- I. Se préserver de l'erreur par une démarche méthodique.
1. L'erreur est un acte du sujet.
2. La nécessité d'une méthode.
3. Les limites de la méthode.
- II. La question du fondement métaphysique de la vérité.
1. Peut-on douter de la raison?
2. L'hypothèse cartésienne du Dieu trompeur.
3. La possibilité d'une certitude absolue.
Conclusion
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• Ambiguïté de la formule : « ne pas se tromper » concerne-t-il le savoir ou la pratique?
• Traiter les deux aspects risque d'être trop long. Il est donc préférable de choisir (mais en annonçant le choix).
• Problème du critère de la vérité dans son aspect subjectif.
Introduction
Conclusion
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