LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- savoir : a) Comme nom, ensemble de connaissances acquises par l'apprentissage ou l'expérience. b) Comme verbe, avoir appris quelque chose, et pouvoir le dire, le connaître, le répéter.
- sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
Extrait du corrigé : ÉLÉMENT DE RÉFLEXION * Il peut paraître curieux qu'il soit imposé sans problème que «nous sommes libres». Il y a donc lieu de rechercher selon quelle(s) conception(s) de la liberté et quelle «problématique» (si l'on peut dire) cette liberté peut apparaître. * Nous découvrirons sans doute ainsi pourquoi autrui peut être la médiation nécessaire de la révélation de cette liberté. (Ce qui nous évitera de considérer qu'autrui nous révélerait notre liberté au sens où - en quelque sorte - il nous l'enseignerait). * Le problème posé ne se situerait-il pas au niveau de ce qu'on peut appeler la problématique de «la communication des consciences ». INDICATION DE LECTURE * La Réciprocité des consciences de Nédoncelle (Aubier). * L'Être et le néant de Sartre (Gallimard). * La Présence d'autrui de Berger, Bastide, Jankélévitch (PUF). * Propédeutique philosophique de Hegel (Aubier). 2e cours: Phénoménologie de l'esprit.
Corrigé de 1500 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Puis je savoir sans autrui que je suis libre ?" a obtenu la note de : aucune note
l'art "je" soi-même sans suis-je savoir suis autrui mort face humain dévoilement rapport illusions réponse conscience d'une penser vérité "je question puis-je "qui être dit agir quel limites libre passions pas exacte puis libre"
« Je pense, je suis ». La première évidence, la plus fondamentale, consiste dans la conscience de soi, dans la conscience de son existence et le fait que cette existence consiste à se penser comme une pensée. Le « je », ou subjectivité, n'a donc nullement besoin d'autrui pour se constituer et s'apparaître à lui-même. L'acte du sujet est un acte simple et évident par lui-même, et essentiellement premier. Comme propriété fondamentale du sujet, la liberté, ou volonté, se découvre alors à elle-même dans la simple attention à soi, sans que soit nécessaire le recours à autrui. L'autre n'est que l'attribution, nécessairement seconde, de cette propriété à ce qui n'est pas Moi. Mais alors, sur quelle base cette attribution est-elle envisageable ? Poser la primauté de la conscience de soi sans supposer la donation première d'autrui, n'est-ce pas s'enfermer dans le solipsisme, incapacité à sortir de soi ? En outre, le sentiment de sa liberté ne s'identifie pas à un savoir : car peut-être l'indépendance que je ressens n'est-elle qu'illusoire. A ce titre, il se pourrait qu'autrui soit, plus qu'au sentiment de la liberté, nécessaire à son savoir. Néanmoins, dans la mesure où je ne peux reconnaître autrui que pour autant que je sais que je suis, puisqu'il est l'alter ego qui suppose un ego (un « Je ») déjà posé, comment ce dernier peut-il être nécessaire à cet ego lui-même ?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie