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Sujet : Que pensez-vous de cette affirmation de Nietzsche : « On n'aime jamais en définitive que ses penchants, et non ce vers quoi l'on penche. » ?

Définitions des termes :
  • nietzsche : On a longtemps tenu Nietzsche pour le philosophe dont les idées inspirèrent l'idéologie nazie. Il n'en est rien. Tout au contraire, la pensée nietzschéenne défend la vie et non la mort telle qu'elle fut organisée dans les camps de concentration.
  • aimer : Éprouver de l'affection, de l'amour ou de l'attachement pour quelqu'un ou quelque chose.

Extrait du corrigé : Les instincts doivent être libérés pour être spiritualisés : « L'homme supérieur serait celui qui aurait la plus grande multiplicité d'instincts, aussi intenses qu'on peut les tolérer. En effet, où la plante humaine se montre vigoureuse, on trouve les instincts puissamment en lutte les uns contre les autres... mais dominés. » Ce surhomme parvient à la connaissance véridique de l'humanité, qui est la connaissance « tragique » qui a été décrite précédemment. Il se réalise dans les seules issues que Nietzsche a réservées : celle de l'art, qui est une fiction connue comme telle, ou celle de la connaissance intellectuelle. Il réalise ainsi le sens de l'humanité même, car il est celui qui adhère à la doctrine de l'Éternel Retour et qui donc est le sommet de la volonté de puissance. Sans doute, on peut se complaire en soi, c'est-à-dire prendre plaisir à se contempler et jouir de ses états; on peut, en particulier, se complaire dans ses penchants, et, dans ce sens, aimer ses penchants. Ainsi dans le malheur il nous arrive, tout en étant vraiment malheureux, de savourer la subtile jouissance que procure le sentiment d'éprouver une peine que nous jugeons noble ou même simplement humaine. On explique ainsi l'attrait paradoxal que nous éprouvons pour les tragédies ou les romans héroïques qui parfois nous étreignent d'angoisse jusqu'aux larmes. Il se passe quelque chose d'analogue lorsque nous sentons au coeur cette flamme secrète qu'y allume l'amitié ou l'amour : nous sommes content de nous-même et nous aimons ce penchant pour l'impression qu'il nous donne de vivre davantage et d'être plus humain.

Que pensez-vous de cette affirmation de Nietzsche : « On n'aime jamais en définitive que ses penchants, et non ce vers quoi l'on penche. » ?

Corrigé : Que pensez-vous de cette affirmation de Nietzsche : « On n'aime jamais en définitive que ses penchants, et non ce vers quoi l'on penche. » ? Corrigé de 1990 mots (soit 3 pages) directement accessible

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