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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- fondement : a) Ce sur quoi repose "en droit" une certaine connaissance. Qui sert de base à un édifice conceptuel. Synonyme de principe. b) Ce qui donne à quelque chose sa justification, sa légitimité.
- société : association d'individus qui constitue le milieu où chacun s'intègre. Toute espèce vivante est plus ou moins sociale ; mais tandis que les sociétés animales sont naturelles et gouvernées par l'instinct, les sociétés humaines, organisées selon des institutions mobiles, véhiculent une culture.
Extrait du corrigé : 2. Le réalisme pragmatique tiré de l'intérêt. a) La réalité semble donner raison à l'intérêt. L'opinion domine la société et le pouvoir apparaît comme accaparé par les sophistes qui jouent sur la sensibilité pour faire triompher leurs intérêts. Les sophistes possèdent en effet la rhétorique, cet art qui confère « le pouvoir de persuader par ses discours les juges au tribunal, les sénateurs dans le Conseil, les citoyens dans l'assemblée du peuple et dans toute autre réunion qui soit une réunion de citoyens » comme le déclare Gorgias dans le Gorgias de Platon. b) La société serait fondée, qu'on le veuille ou non, sur l'intérêt : celui que les hommes trouvent dans le fait d'établir des lois pour ne pas subir l'injustice. Glaucon, dans la République (358e), soutient que « l'injustice est par nature un bien, et que le fait de subir l'injustice est un mal ». Il ajoute également que « subir l'injustice représente un mal plus grand que le bien qui consiste à la commettre ». On trouverait ainsi en ces deux arguments la raison pour laquelle les hommes auraient décidé de « passer un accord les uns avec les autres pour ne plus commettre ni subir l'injustice. » c) Ne serait-il donc pas plus sage de fonder la société sur ce vers quoi elle semble de toute façon se tourner ?
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Le corrigé du sujet " Quel est le fondement de la société civile ?" a obtenu la note de : aucune note
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Analyse du sujet :
- Il faut d'abord remarquer que le sujet ne demande pas de répondre seulement à la question « quel est le meilleur fondement pour la société ? » mais qu'il est borné par trois termes entre lesquels on nous demande de choisir : l'intérêt, le sentiment et la raison.
- Il faudra donc tenter une étude comparative de ces trois termes et décider lequel serait le meilleur des trois.
- Il ne faut pas non plus perdre de vue qu'on ne nous demande pas « quel est le fondement de la société ? » mais « quel est le meilleur fondement pour la société ? » Il ne s'agit donc pas simplement de décrire ce qui est, mais de prescrire ce qui serait le mieux.
- On sent que l'intérêt pose problème parce qu'il renforce les mesquineries naturelles, il apparaît trop léger pour donner sens à une tâche aussi grande.
- D'un autre côté, l'intérêt a fait ses preuves, et on sait qu'il est rare que quiconque le sacrifie au profit de la société. Il se donne donc comme un élément de base de la société.
- Le sentiment, quant à lui, fait briller beaucoup d'espoirs. Mais en faire la base d'une société, ne serait-ce pas verser dans un romantisme peu sage ?
- La raison, pour sa part, apparaît bien faible pour composer avec les enjeux de pouvoirs qui sévissent dans la société et elle semble trop faible pour convaincre tous les individus.
- Mais il faut avouer qu'on aurait plutôt tendance à considérer qu'elle seule peut établir un ordre stable.
Problématisation :
Notre sensibilité semble se défendre contre l'hypothèse de fonder la société sur l'intérêt, elle y voit le triomphe de l'égoïsme qui nous apparaît bien souvent comme strictement opposé à la vie en société. On préférerait donc naturellement que ce soit le sentiment qui guide les hommes. Mais celui-ci ne remplit pas son office, il semble pris de dégénération en toutes circonstances. Ne faudrait-il pas fonder la société sur quelque chose qui chapeaute ces deux notions instables ? N'y aurait-il pas que la raison qui puisse conférer ordre et stabilité ?
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