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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Avant toute connaissance de soi, avant de tenter le geste de se connaître soi-même, il faut déjà fonder ce soi-même en tant que tel, c'est-à-dire avoir une conscience de soi. Par exemple, le fou qui pense qu'il n'existe pas, c'est-à-dire qui n'a pas conscience de lui, ne pourrait pas chercher à se connaître. Or, selon Hegel, cette conscience de soi s'appuie nécessairement sur la reconnaissance d'un autre moi, d'autrui. Il faut que je reconnaisse autrui comme tel, libre et différent de moi, pour que je puisse avec conscience de moi-même. Autrui est donc la condition de possibilité de la conscience de soi, et a fortiori, la condition de possibilité de toute connaissance de soi. Conclusion : La thèse hégélienne consiste à se placer en deçà du « je pense » cartésien, plus précisément, du « je » dans le « je pense ». Il n'y a en effet pas de « je » si je ne me reconnais pas moi-même. Cette reconnaissance de soi ne peut pas surgir ex nihilo, mais doit se construire. C'est ici qu'autrui intervient, comme l'autre et comme mon semblable. Comme autre, parce que fonder l'unité d'un moi, pour emprunter le vocabulaire psychanalytique, suppose quelque chose qui n'est pas moi, un extérieur à moi-même.
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