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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
Extrait du corrigé : Transition Le concept d'irresponsabilité, tel que nous la concevons à présent, porte cependant en lui sa propre limite. En effet, s'il est même possible de dénoncer une détermination fondamentale, et d'en détailler même les conditions, n'est-il pas aussi possible de la contrecarrer ? Par exemple, si la psychanalyse peut dévoiler l'existence et les conditions génétiques de l'inconscient, elle permet une mise à jour, une venue au conscient de ce qui était voilé. Il faut bien comprendre l'aporie ici soulevée : si je puis même énoncer mon irresponsabilité, et en dévoiler les causes, cela ne me rend-il pas ipso facto responsable de ne rien faire pour la disqualifier ? Notre tâche est donc à présent de comprendre cette irresponsabilité qui se fragilise du fait d'être simplement dite. II La responsabilité comme appel KANT Critique de la raison pratique « Devoir ! nom sublime et grand, toi qui ne renfermes rien en toi d'agréable, rien qui implique insinuation, mais qui réclames la soumission, qui cependant ne menaces de rien de ce qui éveille dans l'âme une aversion naturelle et épouvante, pour mettre en mouvement la volonté, mais poses simplement une loi qui trouve d'elle-même accès dans l'âme et qui cependant gagne elle-même, malgré nous, la vénération (sinon toujours l'obéissance), devant laquelle se taisent tous les penchants, quoiqu'ils agissent contre elle en secret ; quelle origine est digne de toi, et où trouverait-on la racine de ta noble tige, qui repousse fièrement toute parenté avec les penchants, racine dont il faut faire dériver, comme de son origine, la condition indispensable de la seule valeur que les hommes peuvent se donner à eux-mêmes ? Ce ne peut être rien de moins que ce qui élève l'homme au-dessus de lui-même (comme partie du monde sensible), ce qui le lie à un ordre de choses que l'entendement seul peut concevoir et qui en même temps commande à tout le monde sensible et avec lui à l'existence, qui peut être déterminée empiriquement, de l'homme dans le temps, à l'ensemble de toutes les fins qui est uniquement conforme à ces lois pratiques et inconditionnées comme la loi morale. Ce n'est pas autre chose que la personnalité, c'est-à-dire la liberté et l'indépendance à l'égard du mécanisme de la nature entière, considérée cependant en même temps comme un pouvoir d'un être qui est soumis à des lois spéciales, c'est-à-dire aux lois pures pratiques données par sa propre raison, de sorte que la personne, comme appartenant au monde sensible, est soumise à sa propre personnalité, en tant qu'elle appartient en même temps au monde intelligible. Il n'y a donc pas à s'étonner que l'homme, appartenant à deux mondes, ne doive considérer son propre être, relativement à sa seconde et à sa plus haute détermination, qu'avec vénération, et les lois auxquelles il est en ce cas soumis, qu'avec le plus grand respect. Pour cette raison, toute volonté, même la volonté propre à chaque personne, dirigée sur la personne elle-même, est astreinte à la condition de l'accord avec l'autonomie de l'être raisonnable, [.
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Le corrigé du sujet " En quel sens l'homme peut-il etre irresponsable ?" a obtenu la note de : aucune note
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● Tout d'abord, le sujet intercale le problème de la liberté entre le sujet agissant et la représentation que celui-ci se fait de ses propres actes. Cependant, même à démontrer que le sujet soit pris dans des réseaux de causalités, et obéissent à des lois du même type que les lois de la nature, les lois du monde physique, il ne serait pas encore établi que l'homme soit irresponsable : le sujet aurait toujours, au moins, l'illusion du choix, le sentiment d'avoir obéi à des mobiles qu'il aurait aussi bien pu décidé de ne pas écouter. La question de la liberté n'épuise donc pas le problème de la responsabilité.
● Or justement, on s'aperçoit que, dans la langue courante, on taxera d'irresponsable celui qui commet des actes répréhensibles plutôt que le vertueux, que l'homme honnête et droit, que l'on trouvera, au contraire, responsable. Une mère ne confierait pas son enfant à un homme trop léger, trop irresponsable, justement, et chercherait un homme responsable. Mais le malhonnête comme le vertueux n'ont-ils pas à répondre également de leurs actes ? La responsabilité pénale le montre bien. Un nouveau sens de la responsabilité se précise donc : serait responsable celui qui peut répondre de ses actes selon la moralité, qui peut justifier sa conduite universellement; irresponsable, celui dont la conduite serait si peu rationnelle, qu'elle serait réductible à des purs désirs subjectifs, non universalisables, bref, l'homme de la sensibilité et non de la raison. Ainsi, au problème de la liberté, la question de la responsabilité ajoute celui de la rationalité.
● Mais si l'homme responsable est celui qui écoute sa raison et non sa sensibilité, l'irresponsable, comme homme, reste doué d'une raison au même titre que le premier. Pour devenir responsable, il faudrait qu'il entende sa raison et ainsi, se réforme. Mais justement, s'il est l'homme de la sensibilité, comment écouterait-il cette voix de la raison ? Ne sommes-nous pas en présence d'un cercle vicieux de l'irresponsabilité ?
● Cette question va nous permettre de choisir le problème dont nous avons besoin car, à y regarder de plus près, elle concerne tout homme. En effet, avant d'être homme, au sens d'adulte, tout homme est enfant, c'est-à-dire irresponsable. L'homme n'est pas créé ex nihilo, mais engendré, c'est-à-dire pris dans des réseaux contingents qui le précèdent, le rendent possible, et le définissent. Comment l'enfant accède-t-il à la responsabilité ? Par l'éducation certes. Mais l'enfant, dans la mesure où, lorsqu'il la reçoit, il est irresponsable, ne le reste-t-il pas à l'égard de cette éducation ? Si la moralité et la rationalité se reçoivent de l'extérieur, ne semble-t-il pas, en fin de compte, que le vertueux comme l'immoral en soient irresponsable ? Comment comprendre, alors, la responsabilité du vertueux, s'il n'est pas responsable de sa formation ? Et l'irresponsabilité de l'immoral ?
● Une dernière remarque : si la notion d'homme semble ne pas poser problème, il faudra veiller à ne pas lui présupposer trop d'évidence : c'est justement elle qui permettra de moduler l'irresponsabilité que l'on questionnera. Aux diverses states de sens de cette dernière, correspondent divers aspect de l'homme, qui ne se réduisent pas les uns aux autres: le sujet, le sujet moral, la conscience, l'être rationnel, l'individu, etc.
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