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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
- opinion : Idée sans contenu démontré par la raison. L'opinion s'oppose, dans la philosophie platonicienne, à l'Idée. L'opinion renvoie au particulier, l'Idée à l'universel. Un jugement de goût relève de l'opinion. Définir ce qu'est l'essence de la beauté relève de l'Idée. OPINION DROITE: Selon Platon, c'est une connaissance vraie mais non justifiée ni fondée pour celui qui l'émet.
- capable : Sens 1 Qui possède les qualités pour, apte à. Sens 2 Qui possède la compétence pour.
Extrait du corrigé : ■ Même quand elle tombe juste, « l'opinion pense mal» (Bachelard), car elle ne peut se fonder rationnellement.■ La philosophie, comme quête de la vérité, est ainsi en lutte contre les opinions. I - LES TERMES DU SUJET L'opinion se définit comme une croyance, un préjugé, un savoir mal assuré.Au contraire, la vérité est un savoir qui peut rendre raison de lui-même. On pourrait distinguer deux types de vérités : la vérité logique ou formelle qui caractérise la validité du raisonnement ou d'une démonstration et la vérité matérielle qui est l'adéquation de la chose et de l'esprit.L'expression "être capable" est ici synonyme de "avoir les moyens de, avoir le pouvoir de". II - L'ANALYSE DU PROBLÈMEIl s'agit d'analyser les rapports de l'opinion et de la vérité : un savoir non fondé est-il susceptible de coïncider avec la vérité ?Au premier abord, il semble plutôt que vérité et opinion s'opposent : tandis que la vérité se définit par la certitude ou par le fait qu'elle rend raison d'elle-même, l'opinion est une adhésion immédiate et non fondée qui ne dépasse pas le niveau de la croyance.Cependant, on observe que l'opinion ne s'identifie pas à la fausseté. Certaines opinions ont une valeur pour l'action ou peuvent coïncider avec le vrai.
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Le corrigé du sujet "De quelle vérité l'opinion est-elle capable ?" a obtenu la note de : aucune note
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Nous avons coutume, dans le langage courant lui-même, de distinguer souvent l’opinion de la vérité pour montrer qu’il ne peut y avoir de coïncidence entre elles. Lorsque quelqu’un émettant un avis quelconque ajoute : « Ce n"est que mon opinion », on comprend par là qu’il ne prétend à aucune vérité et que son propos n’est à prendre que comme une affirmation très provisoire, ou en tout cas très fragile en attente d’une éventuelle démonstration qui serait à même de l’infirmer ou de la confirmer.. Tout se passe comme si nous employions le terme d’opinion justement pour sortir des critères de vérité et pour éviter même d’être taxé de fausseté. Après un tel constat, il pourrait être tentant de considérer que de se demander de quelle vérité l’opinion est capable est parfaitement absurde et inepte. Ce serait cependant ne pas envisager pleinement la notion d’opinion et la réduire à son acception la plus péjorative. Cela reviendrait à dire que l’opinion est justement ce dans quoi il n’y a aucune vérité possible. Or il n’est pas d’opinion possible si on ne la tient pas quelque peu pour vrai. Si j’exprime mon opinion, c’est bien parce que j’estime qu’il y a en elle une part, au moins, de vérité. Sinon je me tairais. C’est cette « part de vérité » qu’il nous faut interroger en nous demandant comment caractériser la vérité que l’opinion, en tant que jugement personnel et non justifié rationnellement, est susceptible de procurer, considérant qu’une opinion contraire peut aussi se targuer de détenir la vérité. Le rapport entre vérité et opinion semblerait alors inexistant, si vérité est ce qui ne supporte l’antagonisme, la contradiction. Mais en soi, l’opinion ne représente-t-elle pas une vérité de fait, au moins du point de vue de celui qui l'énonce? Ne pouvons-nous donc pas déterminer une vérité à l’opinion ? Mais alors quel sens y a-t-il à parler d’opinion vraie ?
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