LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Ce corrigé vous sera utile pour ces autres sujets voisins
Définitions des termes :
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
- opinion : Idée sans contenu démontré par la raison. L'opinion s'oppose, dans la philosophie platonicienne, à l'Idée. L'opinion renvoie au particulier, l'Idée à l'universel. Un jugement de goût relève de l'opinion. Définir ce qu'est l'essence de la beauté relève de l'Idée. OPINION DROITE: Selon Platon, c'est une connaissance vraie mais non justifiée ni fondée pour celui qui l'émet.
- capable : Sens 1 Qui possède les qualités pour, apte à. Sens 2 Qui possède la compétence pour.
Corrigé de 1214 mots (soit 2 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "De quelle vérité l'opinion est-elle capable ?" a obtenu la note de : aucune note
question tort illusions l'opinion conscience limites nécessairement "qui obéir est-ce vérité exacte réponse renoncer d'une suis-je l'art capable liberté dévoilement mort penser
Nous avons coutume, dans le langage courant lui-même, de distinguer souvent l’opinion de la vérité pour montrer qu’il ne peut y avoir de coïncidence entre elles. Lorsque quelqu’un émettant un avis quelconque ajoute : « Ce n"est que mon opinion », on comprend par là qu’il ne prétend à aucune vérité et que son propos n’est à prendre que comme une affirmation très provisoire, ou en tout cas très fragile en attente d’une éventuelle démonstration qui serait à même de l’infirmer ou de la confirmer.. Tout se passe comme si nous employions le terme d’opinion justement pour sortir des critères de vérité et pour éviter même d’être taxé de fausseté. Après un tel constat, il pourrait être tentant de considérer que de se demander de quelle vérité l’opinion est capable est parfaitement absurde et inepte. Ce serait cependant ne pas envisager pleinement la notion d’opinion et la réduire à son acception la plus péjorative. Cela reviendrait à dire que l’opinion est justement ce dans quoi il n’y a aucune vérité possible. Or il n’est pas d’opinion possible si on ne la tient pas quelque peu pour vrai. Si j’exprime mon opinion, c’est bien parce que j’estime qu’il y a en elle une part, au moins, de vérité. Sinon je me tairais. C’est cette « part de vérité » qu’il nous faut interroger en nous demandant comment caractériser la vérité que l’opinion, en tant que jugement personnel et non justifié rationnellement, est susceptible de procurer, considérant qu’une opinion contraire peut aussi se targuer de détenir la vérité. Le rapport entre vérité et opinion semblerait alors inexistant, si vérité est ce qui ne supporte l’antagonisme, la contradiction. Mais en soi, l’opinion ne représente-t-elle pas une vérité de fait, au moins du point de vue de celui qui l'énonce? Ne pouvons-nous donc pas déterminer une vérité à l’opinion ? Mais alors quel sens y a-t-il à parler d’opinion vraie ?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie