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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
- opinion : Idée sans contenu démontré par la raison. L'opinion s'oppose, dans la philosophie platonicienne, à l'Idée. L'opinion renvoie au particulier, l'Idée à l'universel. Un jugement de goût relève de l'opinion. Définir ce qu'est l'essence de la beauté relève de l'Idée. OPINION DROITE: Selon Platon, c'est une connaissance vraie mais non justifiée ni fondée pour celui qui l'émet.
- capable : Sens 1 Qui possède les qualités pour, apte à. Sens 2 Qui possède la compétence pour.
Extrait du corrigé : ou un « de mon point de vue... » qui signaleraient immédiatement un enracinement dans la singularité, et ne laisseraient présager, en guise de ce que l'on nomme si volontiers « débat d'opinions », qu'un affrontement de jugements a priori dont ne pourrait sortir aucune idée claire, chaque intervenant demeurant en général, à la fin d'un tel débat, sur ses positions initiales. L'opinion, une fois affirmée par un individu, semble en effet lui appartenir en propre, faire partie de lui-même, au point que devoir y renoncer lui semble impossible, parce que cela signifierait une sorte d'appauvrissement de son être même.Mais on peut souligner, d'un point de vue différent, que l'opinion n'est en fait jamais personnelle : elle dépend d'une mentalité, d'un groupe social, d'une classe, et, sous cet aspect, participe des «idées reçues », admises sans discussion comme des sortes d'évidences, grâce auxquelles l'individu qui y adhère confirme du même coup son appartenance à un collectif. La revendication subjective serait ainsi en trompe-l'oeil, et il est possible de considérer qu'elle n'est possible que parce que l'opinion est en fait anonyme, et sans responsable initial repérable. Adhérer à l'opinion, c'est ainsi faire sienne une rumeur, un on-dit, et profiter de son absence d'auteur pour faire comme si elle était sienne. Choisir l'adhésion, c'est simplement admettre que l'opinion est suffisamment vraisemblable pour n'avoir nul besoin d'être vérifiée.Ce manque de vérification ou de preuve constitue, du point de vue de l'exigence rationnelle, le plus grave défaut de l'opinion : on ne sait jamais très bien d'où elle sort ni sur quoi elle s'appuie ; elle a simplement en elle de quoi séduire dans la situation où l'on se trouve, elle paraît ainsi convaincante et persuasive, et cela suffit pour déterminer l'adhésion.Il n'est donc pas étonnant que, lorsque les philosophes établissent un classement des modes de connaissances, l'opinion se situe toujours au degré inférieur. Pour Platon, elle correspond à la doxa, en relation seulement avec les images et reflets des choses.
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