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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- temps : Milieu indéfini et homogène, analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Temps objectif: Mouvement continu et irréversible (« flèche du temps ») par lequel le présent rejoint le passé. Temps subjectif: Sentiment intérieur de la temporalité, telle qu'elle est vécue par le sujet (synonyme : durée).
Extrait du corrigé : b) Si tel est le cas, orienter sa vie en fonction de la mort, c'est-à-dire en fonction du néant, c'est manquer sa vie. Nous perdons alors notre temps à vivre pour la mort, alors que la mort n'est rien. « La mort nous parle d'une voix profonde, mais pour ne rien dire » ainsi qu'écrivait Paul Valéry. L'homme qui choisit de vivre ainsi est alors happé par le néant et s'enorgueillit de sa vanité. Lorsque nous agissons de cette façon, nous sommes alors « si imprudents que nous errons dans les temps qui ne sont pas nôtres et ne pensons point au seul qui nous appartient; et si vains, que nous songeons à ceux qui ne sont plus rien et laissons échapper sans réflexion le seul qui subsiste. » (Pascal, Pensées, pensée 172) c) Il faudrait au contraire, pour profiter du court temps de la vie, apprendre à vivre sans se focaliser sur la mort. Ainsi pourrait-on toucher la liberté en chassant la mort de ses pensées, car « l'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation, non de la mort, mais de la vie. » (L'Ethique, Spinoza) Une raison que l'on trouverait dans la mort ne servirait à rien pour l'homme qui veut vivre. Il faut donc chercher la raison dans la vie elle-même. Transition : Toutefois, n'est-il pas prétentieux de croire s'élever au-delà de la pensée de la mort ?
Corrigé de 1865 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Quelles conclusions peut on tirer que le temps nous est compté ?" a obtenu la note de : aucune note
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Analyse du sujet :
- Le fait que le temps nous est compté nous ramène tout d’abord à l’idée de la mort qui interrompt notre usage libre du temps.
- Il peut en découler un questionnement sur la mort : faut-il considérer que la mort est le but de la vie, ou bien que celle-ci n’est que l’absence de vie ?
- Faut-il avoir peur de la mort, devons-nous en faire abstraction, ou bien devons-nous nous réjouir d’elle ?
- Cela implique également que nous n’avons pas l’éternité pour vivre, et que ce que nous n’avons pas vécu sera définitivement perdu.
- Si le temps nous est compté, on peut donc se demander légitimement comment faire pour employer ce temps au mieux.
- Faut-il jouir de tout et ne jamais rien remettre à demain, ou faut-il au contraire investir un certain temps à faire certaines choses pour mieux employer le reste de son temps ?
Problématisation :
Le fait que la mort vienne interrompre notre vie nous pousse à nous interroger sur le sens de cette vie : si la mort y met un terme, faut-il consacrer sa vie à attendre ce dernier moment, ou bien faut-il justement tout investir dans cette vie qui n’est là que pour un temps éphémère ? Si la vie était infinie, peut-être nous sentirions-nous plus libre, mais peut-être aussi ne prendrait-on jamais le temps de vivre, conscient que nous serions de toujours pouvoir tout remettre à plus tard. La mort donne-t-elle un sens à la vie, ou bien la rend-elle foncièrement absurde ?
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