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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- condition : Ensemble de faits dont dépend quelque chose ; données, circonstances. 1. Dans la proposition « si A alors B », A est condition de B ; se dit aussi du premier terme d'une relation causale réelle (les conditions d'un phénomène). 2. Condition nécessaire et suffisante : A est condition nécessaire et suffisante de B, si quand A on a toujours B et sans A jamais B. 3. Manière d'être, situation (la condition humaine), situation sociale. 4. Conditionné : a) Qui dépend d'une condition. b) Qui a subi un conditionnement. 5. Conditionnement : processus par lequel un comportement en vient à être déterminé par des conditions données ; modification d'un comportement par établissement de réflexes conditionnés (cf. réflexe). 6. Conditionnel : qui dépend d'une condition ; pour QUINE, nom de l'implication matérielle.
- autorité : Pouvoir de s'imposer à autrui, de se faire obéir.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- juste : Qui est conforme au droit et à l'égalité des personnes.
Extrait du corrigé : Qu'est-ce qui pousse quelqu'un à obéir à une autorité ? Une hiérarchie peut-elle être conforme à la justice et donc conforme à la raison? A quelle condition une autorité est-elle juste ? Y a-t-il un facteur qui rende toute autorité nécessairement juste ? Quelle est la nature du pouvoir autoritaire et quels rapports y a-t-il entre ce pouvoir et le juste ? I. L'autorité s'appuie sur une argumentation, elle s'adresse à des esprits libres et non à des esprits soumis, aliénés. Par conséquent, il semble que le fondement de l'autorité soit juste, conforme à la raison. II. Or, le discours de celui qui veut faire autorité s'adresse, certes à la raison, mais aussi au sentiment.
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Il n 'est pas question ici de savoir s'il existe ou non des autorités légitimes et lesquelles. Il s'agit de savoir « quelles conditions » doivent être remplies pour qu'on puisse dire qu'une autorité (quelconque) « est légitime ». Il convient de s'interroger sur ce qui peut fonder la légitimité d'une autorité et conjointement déterminer ses conditions d'exercice « légitimes ».
L'homme vit en société depuis son plus jeune age et doit se soumettre à des diverses autorités, qu'il s'agisse des parents, de l'institution scolaire, du patron, plus tard, ou de l'état par exemple. Ces autorités imposent des règles et des façons de penser aux individus. Pour les professeurs, tout ce qu'ils enseignent doit être considéré comme vrai et l'Etat affirme que l'idéologie politique dominante est préférable à toute autre par exemple. Pour imposer ses règles, l'Etat use même de violence dite « légitime », tout comme les parents adoptent des sanctions lorsque l'enfant n'obéit pas, il n'est en effet pas aisé d'imposer des idées et des règles, comme le souligne Baruch Spinoza : « s'il était aussi facile de commander aux esprits qu'aux langues, aucun gouvernement ne se trouverait jamais en péril et aucune autorité n'aurait besoin de s'exercer par des moyens violents. » Qu'est-ce que l'autorité ? Il s'agit de ce qui exerce un pouvoir, ce qui commande à des sujets, mais sans abus de force ou de violence; si c'était le cas, il s'agirait d'autoritarisme ou de domination. L'autorité s'exerce donc sur une personne libre. Or, et paradoxalement, l'exercice d'une autorité sur quelqu'un est parfois jugé injuste par cette personne, c'est-à-dire jugé non-fondé, illégitime. Qu'est-ce qui pousse quelqu'un à obéir à une autorité ? Une hiérarchie peut-elle être conforme à la justice et donc conforme à la raison ? A quelle condition une autorité est-elle juste ? Y a-t-il un facteur qui rende toute autorité nécessairement juste ? Quelle est la nature du pouvoir autoritaire et quels rapports y a-t-il entre ce pouvoir et le juste ?
I. L'autorité s'appuie sur une argumentation, elle s'adresse à des esprits libres et non à des esprits soumis, aliénés. Par conséquent, il semble que le fondement de l'autorité soit juste, conforme à la raison.
II. Or, le discours de celui qui veut faire autorité s'adresse, certes à la raison, mais aussi au sentiment. C'est pourquoi la teneur de ce discours n'est pas forcément juste. Il est donc du ressort de chacun d'estimer si cette argumentation est juste ou non; rien n'en garantit jamais absolument le caractère juste.
III. Dans sa nature-même, l'autorité, en-soi, est juste, conforme à la raison, puisqu'elle réclame le consentement de celui qui lui obéit, idée qui est en accord de la définition du juste d'Emmanuel Kant, (Doctrine du droit, 1797) : « Toute action est juste qui peut faire coexister le libre arbitre de chacun avec la liberté de tout autre selon une loi universelle. » La seule chose qui puisse être injuste, c'est-à-dire ici incorrect, c'est le choix de ce à quoi il se soumet par celui qui se soumet.
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