A quelles conditions peut-on dire que l'on connaît ? *
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Aperçu du corrigé : A quelles conditions peut-on dire que l'on connaît ?
Freud a en effet pu dire que si l'on refuse de croire en la psychanalyse, c'est le signe qu'elle nous parle de ce dont nous ne voulons pas entendre parler parce que cela touche à nos désirs refoulés.• Dans ces conditions, dit Popper, aucune discussion n'est possible, puisque le psychanalyste prendra toute objection comme le signe du fait qu'il a raison. Pour Popper, cette impossibilité de «falsifier» une thèse psychanalytique place celle-ci hors du champ de la science.• On pourrait toutefois répliquer à Popper que la psychanalyse est une science qui touche à un sujet si complexe (l'homme) qu'elle peut être seulement «interprétative», ouverte à la discussion et à des objections, donc «falsifiable». Aussi Popper affirme-t-il qu'aucune théorie n'est jamais vérifiable empiriquement et il distingue trois exigences auxquelles devra satisfaire ce qu'il appelle un « système empirique » ou scientifique : « Il devra, tout d'abord, être synthétique, de manière à pouvoir représenter un monde possible, non contradictoire. En deuxième lieu, il devra satisfaire au critère de démarcation, c'est-à-dire qu'il ne devra pas être métaphysique mais devra représenter un monde de l'expérience possible. En troisième lieu, il devra constituer un système qui se distingue de quelque autre manière des autres systèmes du même type dans la mesure où il est le seul à représenter notre monde de l'expérience. » La troisième exigence est la plus décisive. Comment, en effet, reconnaître le système qui représente notre monde de l'expérience ? La réponde de Popper est la suivante : par le fait qu'il a été soumis à des tests et qu'il y a résisté.
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