A quelles conditions puis-je accepter une règle morale ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : A quelles conditions puis-je accepter une règle morale ?
Angles d’analyse
Il est nécessaire de comprendre d’emblée qu’interroger sur la règle morale, c’est a fortiori s’interroger sur le domaine de la morale lui-même : or, la morale est, d’une façon générale, une théorie de l’action humaine qui tente d’établir de façon normative la valeur des conduites et de prescrire les règles de conduite qu’il convient dès lors de respecter. En ce sens, la morale ne se contente pas de décrire comment les hommes agissent, mais elle tente de dire comment ils devraient agir.
On appelle ainsi morale un ensemble de règles, de normes ou de valeurs propres à une société donnée. Dans ce sens, on ne peut lui reconnaître un caractère d’universalité, maos bien plutôt certaines fonctions de cohésion ou d’ordre.
Or, il s’agit précisément ici de s’interroger sur les conditions qui rendent acceptable (c’est-à-dire à la fois assimilable et applicable) une règle morale donnée. On s’interroge alors sur la nature de ses propriétés. Il s’agit alors des conditions de possibilité qui font qu’une règle morale, entendue comme concept, est légitime et donc a fortiori acceptable voire de l’ordre du devoir être acceptée.
Il s’agit au fond de définir, à travers ses conditions, ou encore ses propriétés intrinsèques, la nature de la règle morale – entendue comme concept, c’est-à-dire encore comme l’instrument proprement moral.
L’enjeu au fond ici c’est bien la morale en tant que telle : de quelle nature est-elle ? A quelle condition une règle est proprement morale, c’est-à-dire encore quels en sont les critères de reconnaissance.
Il faut être attentif à la construction : il ne s’agit en aucun cas de dresser un catalogue – catalogue partiel qui plus est – de toutes les conditions empiriques et théoriques qui définissent la règle morale. Au contraire il s’agit de ramener, de manière fortement problématique, l’ensemble de ces conditions à une unité capable de nous faire saisir la nature même de cette règle, en tant qu’elle est proprement morale.
Problématique
Quelles propriétés intrinsèques une règle doit-elle, de manière nécessaire et irréductible, posséder pour être dite, à proprement parler, « règle morale » ? A quoi reconnaît-on, en droit comme en fait, la moralité d’une règle que l’on ne peut dès lors qu’accepter ? A-t-on encore le choix, s’il s’agit d’une règle morale, de la refuser et de la nier ? Il s’agit donc de s’interroger sur la nature de la règle morale en tant que telle, c’est-à-dire en découvrir les propriétés intrinsèques pour la rassembler dans une unité de nature.
2, 2e section + Dialectique transcendantale, II, ch. 2, 8e section. Moral = 1- Adj. qui est relatif à la morale dans ses diverses acceptions. 2- Adj. au sens large, qui est relatif à un jugement portant sur le bien et le mal, et plus largement encore à une évaluation normative que l'on oppose alors à un jugement de réalité. 3- Adj. Et substantif : qui concerne l'esprit ou les phénomènes de la vie mentale, par opposition au corps ou aux réalités physiques. Cette distinction entre l'ordre spirituel et l'ordre matériel reste un usage aujourd'hui. · Angles d'analyse Il est nécessaire de comprendre d'emblée qu'interroger sur la règle morale, c'est a fortiori s'interroger sur le domaine de la morale lui-même : or, la morale est, d'une façon générale, une théorie de l'action humaine qui tente d'établir de façon normative la valeur des conduites et de prescrire les règles de conduite qu'il convient dès lors de respecter.
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