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Extrait du corrigé : Dans « L'existentialisme est un humanisme », tirant les conséquences « morales » du principe existentialiste : « L'existence précède l'essence », Sartre en conclut que nous sommes radicalement libres, et par suite radicalement responsables. Si « nous sommes condamnés à être libres », c'est que nous devons assumer une liberté que nous n'avons pas choisie, mais qui nous définit. La philosophie de Sartre est un philosophie de la liberté, dont les prémisses reposent sur la fameuse formule : « L'existence précède l'essence ». La conséquence la plus immédiate de ce principe est que « l'homme n'est rien d'autre que ce qu'il se fait ». Nous sommes tout entier liberté, libres -dans les limites de notre condition, de notre situation- de nous faire. Aucune nature humaine, aucun destin ne dicte notre conduite. La liberté est ici l'absence de norme qui préexisterait à notre action.
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Le corrigé du sujet "La question "qui suis-je ?" admet-elle une réponse exacte ?" a obtenu la note de : aucune note
d'une "qui penser réponse question dévoilement mort pas recevoir l'art exacte limites philosophique suis-je soi-même exacte illusions être vérité conscience
Sans doute puis-je, répondre spontanément à la question « Qui suis-je ? », en énumérant simplement mon nom et mon prénom ; je pourrai même ajouter mon caractère (sensible, enjoué, mélancolique...)
Qu'est -ce qui peut laisser supposer qu'une réponse exacte est facile à donner ? Ce que je suis est-il donné dans un constat sensible ? Ou bien la connaissance de mon essence requiert-elle des médiations plus complexes ? Et qu'est-ce qui peut rendre la réponse inexacte, aux différents sens que peut prendre l'adjectif "inexact" ? Cet adjectif peut signifier: 1) intégral, total, 2) précis, rigoureux, 3) achevé, définitif. La question "qui suis-je ?" interroge mon essence singulière, ce qui fait que je suis moi-même et pas un autre.
Un problème se pose alors : cette formulation rassurante, qui me dirait « qui » je suis est-elle possible ? Y a-t-il des moments qui marqueraient la fin de cette course à la connaissance de soi, ou, enfin, je pourrais atteindre à la représentation intime, convaincante, que «je suis cela » ? Au risque alors, peut-être, de me confondre avec une chose... Ou bien me faudra-t-il, au contraire, assumer le caractère in(dé)fini d'une telle quête, quitte à ne pouvoir jamais me reposer sur la certitude d'une identité posée une fois pour toute ?
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