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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
- valeur : Qualité ou signification d'une chose abstraite (le vrai, le bien). C'est à partir de Nietzsche que la notion de valeur a été introduite dans la philosophie. Nietzsche a critiqué de façon radicale les valeurs chrétienne, trouvant l'origine de toute valeur chez l'homme.
- théorie : Du grec theôria qui signifie procession, spectacle, action d'observer ce spectacle, spéculation. 1- Comme distincte de la pratique : conception rationnelle d'un certain état de faits, d'une activité ou d'une conduite, prenant en considération leur nature essentielle ou leur conformité à un idéal. La théorie pure n'est pas chargée de prendre en compte les applications d'un savoir ou d'un principe, mais elle peut donner naissance à des théories plus spécialement attachées à ces applications et qui trouvent en elle leurs fondements. Il est en général plus pertinent de considérer l'articulation de la théorie et de la pratique que leur coupure. - Spinoza, Traité politique, ch. 1, § 1 à 4. - Leibniz, Nouveaux Essais sur l'entendement humain, livre 4, ch. 6, § 9. - Kant, Théorie et pratique. 2- Du point de vue logique : système hypothético-déductif dans lequel théorèmes et conséquences sont dérivés de prémisses (axiomes, postulats, définitions, hypothèses) d'après des règles strictes et explicites. 3- Comme distincte de l'expérience : construction rationnelle et synthétique permettant de déduire d'un certain nombre de principes des lois qui expriment les propriétés des objets étudiés, ainsi que les relations des phénomènes à leurs causes ou conditions. Système formel pourvu d'une interprétation empirique, et non simple décalque de l'expérience, la théorie d'un ensemble délimité de phénomènes vise à la coordination des lois qui leur sont applicables. Différente d'une doctrine, elle est construite pour être systématiquement mise à l'épreuve, corrigée, complétée. Distincte d'un agrégat d'opinions, elle résulte d'une élaboration méthodique effectuée selon des règles explicites et, dans les sciences exactes, sur la base d'une formalisation mathématique. Sa fécondité est évaluée d'après sa capacité prévisionnelle et explicative. - Bernard, Introduction à l'étude de la médecine expérimentale, 1er partie, ch. 1 / 3e partie, ch. 1, 2e section. - Canguilhem, Leçon sur la méthode. 4- Par appauvrissement : spéculation plus ou moins éloignée des faits.
Extrait du corrigé : A quoi bon faire des théories pour si elle est sans finalité autre que sa logique interne ? Nous demandons donc à une théorie qu'elle déchiffre la réalité et donne ainsi accès à une vérité synonyme d'adéquation à la réalité. On peut voir dans cette valeur la démarche d'Aristote pour qui la science est explicative en nous donnant à voir la nature de l'objet et ses causes. Transition : Mais ce programme, cette finalité de la théorie la rend métaphysique ; une explication des causes remonte à l'infini (en cherchant la cause de la cause et ainsi de suite) et la nature des objets revient à se pencher sur la première des questions métaphysique, à savoir qu'est-ce que l'être en tant qu'être (question de la Métaphysique d'Aristote). 3) Afin de sensibiliser, ou de matérialiser un concept (celui de théorie) qui tend à y échapper toujours, on attend également d'une théorie qu'elle ait une application pratique. Cette valeur semble essentielle de nos jours. Et c'est le propre de la science moderne que de lier entre elles théorie et technique, savoir abstrait et application concrète. La théorie doit être efficace. Le fameux passage de Descartes dans le Discours de la méthode parle de lui-même : « Connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux [...] nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature.
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Le corrigé du sujet " Qu'est-ce qui fait la valeur d'une théorie ?" a obtenu la note de : aucune note
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Il faut finalement à la fois montrer le côté scientifique d'une théorie et ce que l'on entend par caractère scientifique. Qu'est-ce qui distingue une « bonne » théorie d'une spéculation fumeuse ? Qu'est-ce qui fait que la loi de la gravitation de Newton est une théorie digne de ce nom et pas les explications astrologiques de Mme Irma ?
Et dans le prolongement, qu'est-ce que le commun des mortels comme l'homme de science peuvent espérer à propos d'une théorie ? Quelles en sont les critères recevables et valables scientifiquement ?
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