Ce qui est naturel, est-il forcément bon ?
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Aperçu du corrigé : Ce qui est naturel, est-il forcément bon ?
Publié le : 27/2/2004 -Format:
- forcément : Nécessairement, obligatoirement.
- bon : 1. Qui possède parfaitement les qualités requises par sa fonction ou sa nature : un bon philosophe. 2. (Par ext.) Apte à accomplir quelque chose, à être utilisé dans un certain but ; utile. 3. (Morale) Qualité de ce qui est conforme aux normes morales ; en parlant des personnes, qualifie celle qui agit moralement bien, et en part. celle qui est portée à la bienveillance et à la sympathie envers autrui (en ce dernier sens, opposé à méchant). 4. Pour NIETZSCHE, concept correspondant à la valeur par laquelle les forts s'estiment eux-mêmes et rejettent les autres comme mauvais ; l'aspect actif de cette estimation et l'antériorité du concept positif sur le concept négatif caractérisent la morale aristocratique par opposition à la morale du ressentiment née de la réaction des faibles qui attribuent la valeur « mal » aux actions des forts et, de là, la valeur « bien » à leurs propres actions : « J'ai mis en tête de mon dernier ouvrage : " Par-delà le Bien et le Mal ". Cela ne veut du moins pas dire " Par-delà le bon et le mauvais " ». 5. Bonne forme (loi de la ) : loi posée par certains psycho. (KÔHLER, GOLSTEIN) et selon laquelle, parmi toutes les structurations possibles du champ perceptif, la meilleure du point de vue de l'unité, de la simplicité et de la régularité s'impose au détriment des autres ; cf. prégnance (loi de ). 6. Bon objet/mauvais objet (psychanalyse) : termes désignant les premiers objets pulsionnels de la vie fantasmatique de l'enfant, opposés, par leur caractère gratifiant ou frustrant et surtout par la différence des pulsions qui s'y investissent (pulsion de vie ou de mort). 7. Bonne volonté : pour KANT, qualité de la volonté déterminée par le pur respect de la loi morale ; par suite, critère de la moralité de l'action : « De tout ce qu'il est possible de concevoir dans le monde et même en général hors du monde, il n'est rien qui puisse sans restriction être tenu pour bon, si ce n'est seulement une bonne volonté.
Se référer à ce qui est naturel, c'est se référer à ce qui est bon. Ce que la nature produit n'est pas corrompu. La nature nous indique la perfection. TOUTEFOIS, la nature n'est pas parfaite (maladies, anomalies génétiques, etc.). Ce qui est naturel doit être amélioré ou rectifié. C'est l'un des buts des sciences et techniques.
C'est l'homme qui juge la nature Hobbes, Machiavel se font une idée assez pessimiste de la nature humaine. Ils diront tous deux que les hommes sont bêtes et méchants. Hobbes montrera que dans l'état de nature, les hommes sont dans un état de guerre permanence où l'homme n'est qu'un loup pour l'homme. Rousseau, au contraire, pense que la nature (humaine) est initialement bonne et généreuse et que c'est la société qui la corrompt. Aujourd'hui, il est de bon ton de penser que la nature doit être protégée, de croire qu'il est préférable de se nourrir de produits naturels. Au siècle de Descartes, la nature, loin d'être respectée, devait être soumise à la volonté humaine. L'homme corrige la nature Si, véritablement, la nature était bonté et perfection, alors l'homme n'aurait pas éprouvé le besoin de modifier son environnement, d'inventer des médicaments, de se protéger des intempéries ou des animaux sauvages. L'évolution culturelle de l'homme est inséparable de son constant souci de corriger et de perfectionner une nature souvent ingrate où les gros poissons mangent les petits. D'ailleurs, la loi d'airain de la nature est celle de la loi du plus fort comme nous le rappelle Calliclès: "Calliclès: Or, d'elle-même la nature, au rebours, révèle, je pense, que ce qui est juste, c'est que celui qui vaut plus ait le dessus sur celui qui vaut moins et celui qui a une capacité supérieure, sur celui qui est davantage dépourvu de capacité. Qu'il en est ainsi, c'est d'ailleurs ce qu'elle montre en maint domaine: dans le reste du règne animal comme dans les cités des hommes et dans leurs familles, où l'on voit que le signe distinctif du juste, c'est que le supérieur commande à l'inférieur et ait plus que lui.
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KANT: "L'histoire de la nature commence donc par le Bien car elle est l'oeuvre de Dieu."
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