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Sujet : A quoi bon l'oeuvre d'art dans un monde de machines?

Extrait du corrigé :   2) La naissance de l'esthétique industrielle.    Les problèmes que pose la civilisation industrielle à l'art sont divers. Les nouveaux matériaux offrent des possibilités immenses à des artistes et architectes parfois dépourvus d'inspiration ou issus de formations très académiques. Des matériaux comme le fer ou le verre et la relative croissance économique de la fin du XIXe siècle et du début du XXe permettront d'exécuter de nombreuses fantaisies architecturales qui étaient autrefois impossibles à réaliser. La « Belle époque » entre 1870 et 1914 en France, ainsi qu'en Allemagne offre un cadre relativement optimiste aux artistes. C'est une époque de plaisirs bourgeois qui s'exprime dans l'art par un érotisme diffus, une soif d'exotisme et de fantaisies. C'est un art qui n'est pas fondamentalement sérieux ; un art sucré des pièces- montées. Ce goût de l'évasion et du léger sera l'habillement d'une bonne partie de l' architecture dite de fer et de béton et des démonstrations de modernité qu'ont été les expositions universelles qui se sont déroulées pour la plupart à Paris à la fin du XIXe siècle. Les artistes se trouveront en position de camoufler le travail des ingénieurs, comme si deux époques se superposaient, la plus ancienne se plaçant au dessus de la plus récente. L'autre solution comme on l'a vu est un retour complet à l'artisanat.

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Définitions

  • bon : 1. Qui possède parfaitement les qualités requises par sa fonction ou sa nature : un bon philosophe. 2. (Par ext.) Apte à accomplir quelque chose, à être utilisé dans un certain but ; utile. 3. (Morale) Qualité de ce qui est conforme aux normes morales ; en parlant des personnes, qualifie celle qui agit moralement bien, et en part. celle qui est portée à la bienveillance et à la sympathie envers autrui (en ce dernier sens, opposé à méchant). 4. Pour NIETZSCHE, concept correspondant à la valeur par laquelle les forts s'estiment eux-mêmes et rejettent les autres comme mauvais ; l'aspect actif de cette estimation et l'antériorité du concept positif sur le concept négatif caractérisent la morale aristocratique par opposition à la morale du ressentiment née de la réaction des faibles qui attribuent la valeur « mal » aux actions des forts et, de là, la valeur « bien » à leurs propres actions : « J'ai mis en tête de mon dernier ouvrage : " Par-delà le Bien et le Mal ". Cela ne veut du moins pas dire " Par-delà le bon et le mauvais " ». 5. Bonne forme (loi de la ) : loi posée par certains psycho. (KÔHLER, GOLSTEIN) et selon laquelle, parmi toutes les structurations possibles du champ perceptif, la meilleure du point de vue de l'unité, de la simplicité et de la régularité s'impose au détriment des autres ; cf. prégnance (loi de ). 6. Bon objet/mauvais objet (psychanalyse) : termes désignant les premiers objets pulsionnels de la vie fantasmatique de l'enfant, opposés, par leur caractère gratifiant ou frustrant et surtout par la différence des pulsions qui s'y investissent (pulsion de vie ou de mort). 7. Bonne volonté : pour KANT, qualité de la volonté déterminée par le pur respect de la loi morale ; par suite, critère de la moralité de l'action : « De tout ce qu'il est possible de concevoir dans le monde et même en général hors du monde, il n'est rien qui puisse sans restriction être tenu pour bon, si ce n'est seulement une bonne volonté.
  • art : 1) Au sens ancien, tout savoir-faire humain, toute pratique produisant un résultat non naturel (artificiel). 2) Au sens esthétique moderne, production ou création d'oeuvres destinées à plaire (beaux-arts), c'est-à-dire à susciter par leur aspect, une appréciation esthétique positive.
  • monde : Ensemble des réalités matérielles qui constitue l'univers, mais aussi le monde humain, les relations entre les hommes.
  • machine : Du grec, mèchané, « ruse ». Traditionnellement, la machine est considérée comme une ruse contre la nature. Elle sert de modèle à la science et notamment à la physique. La nature entière peut ainsi être considérée comme une machine dont il s'agit de percer les rouages.

Problématique

Le monde de machine dans lequel nous vivons est le monde de l’industrie, de la mécanisation des procédés de construction. L’industrie a fait irruption dans un monde autrefois régi par les codes historiques ou coutumiers, l’industrie a fait émergé une façon de concevoir les choses hors de tout contexte historique. Elle a la capacité de produire des formes rapidement et à la chaîne et a pour seule visée l’utilité. L’industrie a ses débuts fut accusée d’enlaidir le paysage, de dénaturer les villes. Les cheminées, les locomotives, les usines nouvellement construites ont suscité beaucoup de d’antipathie. L’art a été une solution pour parer à cette laideur industrielle. Quel rôle l’art peut-il jouer dans la civilisation industrielle ? Il peut aussi renvoyer l’image de ces transformations, représenter les changements intervenus dans la société, souligner les nouveaux rapports de l’homme à la nature.



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