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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- concept : Idée abstraite et générale construite par l'esprit. Soit une classe d'objets, de phénomènes. De ces objets, de ces phénomènes, l'esprit abstrait des propriétés communes. Le concepts permet de donner une définition ayant la même extension que cette classe. Le concept de chaise contient tous les éléments communs à l'ensemble des chaises.
- erreur : Affirmation fausse. A la différence du mensonge, l'erreur implique la bonne foi; l'erreur, dit Platon, est une ignorance double, c'est-à-dire une ignorance qui ne se sait pas ignorante, une ignorance doublée d'une illusion.
- comprendre : Comprendre, c'est connaître un phénomène de l'intérieur, par son sens, en déchiffrant sa singularité. Dans les sciences, expliquer c'est ramener la diversité des phénomènes à des causes (leurs conditions de production) et à des lois permettant d'en faire des cas particuliers.
- faute : Manquement intentionnel au devoir, à la morale ou à la loi. Contrairement au terme de péché, la faute n'a pas de connotation religieuse.
Extrait du corrigé : En effet, nous désirons être heureux dit Socrate à Menon ; or, si l'on savait que le mal commis n'est pas un bien mais au contraire ce qui nous rendra malheureux, comment pourrions-nous le vouloir ? Parce que 'lon ne peut pas vouloir être malheureux, on ne peut vouloir être mauvais et c'est cela dont rend raison le concept d'erreur : le mal commis résulte d'une méprise, d'un défaut de connaissance du vrai bien. Transition : · Mais en quoi est-ce encore une faute si celui qui la commet s'est simplement trompé sur la nature du bien ? · Difficulté : la culpabilité n'est pas nécessairement comprise dans le concept d'erreur alors qu'elle caractérise la faute. 2- Le concept d'erreur permet de comprendre ce que la faute comporte de négligence Pour Aristote, l'erreur doit être évaluée en fonction des circonstances : dans certains cas, il nous appartient de ne pas nous tromper. Il existe donc une erreur coupable et c'est celle-ci qui caractérise la faute. Il peut y avoir, pour Aristote, une ignorance coupable, c'est-à-dire une ignorance due à de la négligence. Là où nous pouvons savoir, nous devons savoir. C'est donc manquer à un devoir que de ne pas éclairer son jugement quand cela est en notre pouvoir compte-tenu des circonstances. Et ce sont ces mêmes circonstances qui feront que, a contrario, l'ignorance peut être innocentée : savoir n'est en certains cas pas en mon pouvoir (exemple : Oedipe).
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Le corrigé du sujet " En quoi le concept d'erreur permet-il de mieux comprendre la faute? " a obtenu la note de : aucune note
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Remarques sur l’intitulé du sujet :
· Il est question de « mieux comprendre » quelque chose, c’est-à-dire d’augmenter l’intelligibilité d’un phénomène (qui est ici = la faute, c’est-à-dire une action contraire à la morale). D’où le présupposé : comme telle, la faute n’est pas parfaitement compréhensible, c’est-à-dire qu’on ne parvient pas à en rendre raison) → = présupposé du sujet)
· La faute pose donc un certains nombres de difficultés qu’il faudra soigneusement expliciter afin de voir comment le concept d’erreur peut, dans une certaine mesure, les résoudre.
· Ainsi, il faudra donc définir avec précision ce qu’est l’erreur et en quoi il se distingue de la faute (en effet, la dualité doit être maintenue : il s’agit de prendre un concept pour en éclairer un autre et non de les identifier)
· Toute la difficulté tient donc à ce que la faute est du registre de l’agir moral et l’erreur de l’ordre du connaître. Faute consiste à aller à l’encontre de ce qui est juste ou bien, elle est contraire au devoir ou à l’obligation ; l’erreur consiste à se méprendre sur ce qui est vrai (se tromper = tenir pour vrai ce qui est faux et inversement)
· Du coup, la question consiste à articuler cognitif et éthique, théoria et praxis, et à déterminer ce que cette articulation a de pertinent et de fécond pour le but proposé (mieux comprendre la faute) Comment ?
· Méthode : aller du simple, plus évident au complexe.
Problématique :
« Nul n’est méchant volontairement » disait Socrate. Par là, il voulait souligner que la faute relève bien souvent d’une erreur ; ce faisant, il tendait à faire de celui qui a mal agit, quelqu’un qui a d’abord mal pensé. L’intérêt de ce rapprochement consiste à rendre intelligible la faute. En effet, pourquoi pourrions-nous mal agir en connaissant ce que nous devons-faire ? Toutefois, le concept d’erreur peut-il être mobilisé dans le seul but de déculpabiliser le fautif ?
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