A quoi reconnaît on qu'un problème est philosophique ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : A quoi reconnaît on qu'un problème est philosophique ?
La formulation de ce sujet est parfaitement claire : à travers la question de savoir ce qu'est un problème philosophique est posée celle de savoir ce qu'est la philosophie. Car c'est bien l'idée même d'une spécificité de la philosophie qui fait problème : et le nœud de ce problème, dans la mesure où la philosophie se veut une réflexion rationnelle dans la recherche de la vérité, est celui de la distinction entre la philosophie et la science. Il s'agit en effet d'examiner s'il y a entre la science et la philosophie une manière différente de traiter les mêmes problèmes ou si la science et la philosophie portent sur des problèmes différents qui entraîneraient éventuellement une différence de méthode
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Introduction
I. Le problème philosophique est un problème qui est approfondi pour lui-même.
1. Le problème philosophique ne se caractérise pas par son objet.
2. Le problème philosophique est un problème abordé de façon réfléchie.
3. Le problème philosophique est un problème approfondi pour lui-même.
II. Le problème philosophique est un problème qui doit se maintenir jusque dans sa résolution.
1. Le problème philosophique se caractérise par la contradiction de deux thèses également vraies.
2. La contradiction appelle une résolution.
3. La résolution doit maintenir le problème.
III. Comment le problème philosophique peut-il se maintenir dans sa solution ?
1. Les deux thèses contradictoires sont l'expression d'une même vérité...
2. ... ou d'une même erreur.
3. Le problème philosophique est alors celui qui exprime l'être des choses ou les limites de notre esprit.
Conclusion
Corrigé de 2402 mots (soit 4 pages) directement accessible
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La permanence de la philosophie (depuis Platon) semble indiquer qu'il y a dans la philosophie une forme de pensée irréductible aux discours ultérieurement constitués — et notamment à la science, et qu'il existe des problèmes que seule la philosophie est capable d'aborder.
De simples sciences de faits forment une simple humanité de fait... Dans la détresse de notre vie... cette science n'a rien à nous dire. Les questions qu'elle exclut par principe sont précisément les questions qui sont les plus brûlantes à notre époque malheureuse pour une humanité abandonnée aux bouleversements du destin : ce sont les questions qui portent sur le sens ou l'absence de sens de toute cette existence humaine... Ces questions atteignent finalement l'homme en tant que dans son comportement à l'égard de son environnement humain et extra-humain il se décide librement, en tant qu'il est libre... de donner à soi-même et de donner au monde ambiant une forme de raison. Or, sur la raison et la non-raison, sur nous-mêmes les hommes en tant que sujets de cette liberté, qu'est-ce donc que la science a à nous dire ? La simple science des corps manifestement n'a rien à nous dire, puisqu'elle fait abstraction de tout ce qui est subjectif. En ce qui concerne d'autre part les sciences de l'esprit, qui pourtant dans toutes leurs disciplines, particulières ou générales, traitent de l'homme dans son existence spirituelle, il se trouve, dit-on, que leur scientificité rigoureuse exige du chercheur qu'il mette scrupuleusement hors-circuit toute prise de position axiologique . Mais est-il possible que le Monde et l'être humain en lui aient véritablement un sens si les sciences ne laissent valoir comme vrai que ce qui est constatable dans une objectivité de ce type ? HUSSERL
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A quoi reconnaît on qu'un problème est philosophique ?