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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Est-ce là le point de départ de la philosophie ? Est juste tout ce qui paraît tel à chacun. Et comment est-il possible que les opinions qui se contredisent soient justes ? Par conséquent, non pas toutes. Mais celles qui nous paraissent à nous justes ? Pourquoi à nous plutôt qu'aux Syriens, plutôt qu'aux Égyptiens ? Plutôt que celles qui paraissent telles à moi ou à un tel ? Pas plus les unes que les autres. Donc l'opinion de chacun n'est pas suffisante pour déterminer la vérité. »Platon, Le Banquet« Diotime - T'imagines-tu [.
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L’opinion, en philosophie, a, depuis Platon, un sens précis : elle est un jugement que l’on prononce sur un sujet sans l’avoir vraiment fondé en raison, mais tout en lui donnant l’apparence d’un jugement valable – et c’est là que réside son danger ; souvent, ce jugement correspond à celui communément partagé par la foule – les gens que Platon nomme oi polloi, les nombreux. L’expression courante « donner son opinion », « avoir une opinion sur tel ou tel sujet », rejoint cette définition platonicienne : l’opinion désigne un simple avis que l’on exprime de manière rapide, sans forcément avoir fait l’effort de le penser réellement. Rompre avec l’opinion, c’est refuser d’émettre ou d’accepter de pareils jugements, au profit d’un réel effort de pensée.
Cette rupture est ici liée avec l’idée de progression de la vérité : cela sous-entend que l’opinion n’a pas de trait commun avec la vérité, qu’elle lui est même un obstacle. La formulation du sujet présuppose en effet cette opposition entre opinion et vérité comme acquise, puisqu’elle se contente de demander les modalités de manifestation d’une réalité (c’est ce qu’implique la question « en quoi ? »), sans remettre en question la justesse de cette position.
L’expression « faire progresser la vérité », enfin, envisage la vérité comme une construction en progrès (et non comme une révélation, par exemple), et place le sujet dans cet horizon précis de la recherche et de l’élaboration des discours vrais. En ce sens, le sujet a une portée épistémologique.
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