De quoi la science nous libère-t-elle ? *
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Aperçu du corrigé : De quoi la science nous libère-t-elle ?
Notre sujet part visiblement de deux postulats. Le premier selon lequel nous sommes originairement prisonniers, aliénés. Le sujet nous amène à nous poser la question de la nature et de la forme de cette aliénation – voir si elle est une ou multiple. Le second selon lequel la science est libératrice. Ces deux postulats peuvent avoir quelque chose de choquant, l'un parce que nous ne nous sentons pas forcément emprisonnés, l'autre parce que nous ne regardons pas forcément la science comme le libérateur par excellence. Il suffit de penser au nombre d'élèves qui voit comme une libération l'entrée en faculté de lettres, libération justement des sciences. Le sujet pose donc problème. Dans quelle mesure sommes-nous aliénés. Dans quelle mesure la science est-elle libératrice. Ainsi si la science est libératrice de quoi et dans quelle mesure nous libère-t-elle ? Comme la libération issue d'une science libératrice n'apparaît pas comme une évidence, cette question s'avère nécessaire.
Des faits « polémiques » surgissent qui les contredisent, qui obligent à des révisions. Tout succès scientifique ouvre plus de questions qu'il n'en clôt. Faut-il pour autant sombrer dans le scepticisme et affirmer qu'il n'y a rien qui vaille vraiment ? Comment distinguer, dès lors, la véritable science de la métaphysique ou des pseudo-sciences comme l'alchimie ou l'astrologie ? Et que penser des sciences humaines ? La psychanalyse, la théorie de l'histoire de Marx peuvent-elles prétendre légitimement à la scientificité ? Popper, dans « Logique de la découverte scientifique » propose un critère de démarcation, capable d'établir, de manière concluante, la nature ou le statut scientifique d'une théorie. Il écrit : «C'est la falsifiabilité et non la vérifiabilité d'un système qu'il faut prendre comme critère de démarcation. En d'autres termes, je n'exigerai pas d'un système scientifique qu'il puisse être choisi, une fois pour toutes, dans une acception positive mais j'exigerai que sa forme logique soit telle qu'il puisse être distingué, au moyen de tests empiriques, dans une acception négative : un système faisant partie de la science empirique doit pouvoir être réfuté par l'expérience. » A l'époque de Popper, on affirmait généralement que ce qui distinguait la science des autres disciplines, c'était le caractère empirique de sa méthode.
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