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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Dans la connaissance, l'expérience fournit les données sensibles et la raison les concepts. Les deux sont également nécessaires, et ne doivent pas être pensés comme opposés mais comme complémentaires Si l'on reprend l'expérience de pensée de Descartes, on se rend compte que deux éléments se dégagent de son analyse. Il y a d'abord les données sensibles dont Descartes se sert pour décrire l'expérience de la cire que l'on fait fondre. Il y ensuite l'idée d'une identité à travers le temps appliquée à un corps, donc l'idée de substance. On voit donc que pour penser ce qu'est la cire, Descartes rassemble les diverses qualités de la cire sous un concept, qui ne vient pas de la sensibilité mais de la raison, ou de l'entendement. On peut dès lors donner raison à Kant, lorsqu'il dit dans la Critique de la raison pure, Logique transcendantale, Introduction, I, que la connaissance vient de deux sources de l'esprit 1) la sensibilité, c'est à dire l'intuition par laquelle un objet est donné 2) l'entendement, c'est à dire le concept par lequel il est pensé. Comme le dit Kant « sans la sensibilité nul objet ne nous serait donné, sans l'entendement nul ne serait pensé ». En effet des pensées sans contenu sont vides, et des intuitions sans concepts sont aveugles. Donc l'expérience et la raison ont toutes deux part à la connaissance, mais ne jouent pas le même rôle. L'expérience, à travers la sensibilité, donne le contenu que la raison, à travers les concepts qu'elle contient, permettra de penser.
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La raison peut se définir doublement comme 1) la faculté de bien juger (c'est-à-dire de distinguer le vrai du faux) 2) la faculté de combiner plusieurs jugements pour construire un raisonnement. Il semble donc que la raison jour un rôle décisif pour la connaissance, puisque connaître, c’est à la fois connaître ce qui est véritablement (et non une apparence de vérité) et combiner des vérités acquises pour en découvrir de nouvelles par déductions. Mais pour réaliser ces diverses opérations, la raison manipule des idées, or on peut se demander d’où lui viennent ses idées. Il se pourrait en effet que ces idées lui viennent de l’expérience, et dans ce cas l’expérience jouerait un rôle encore plus fondamental que la raison dans la connaissance, puisque sans l’expérience qui donnerait à la raisons les idées avec lesquelles elle travaille, la raison ne pourrait mener à bien ses opérations. Pourtant si l’expérience peut fournir les idées avec lesquelles la raison opère, sans le travail de la raison, les différentes informations que l’on collecte à propos du monde ne seraient jamais synthétisées en un ensemble de connaissances cohérent. Dès lors ne faut-il pas supposer que de la raison et de l’expérience, aucune ne contribue plus que l’autre à la connaissance, mais que chacun y contribue différemment ?
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