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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
- meilleur : 1. Supérieur, préférable, digne d'être choisi : pour LEIBNIZ, le meilleur repose sur une sorte de principe d'économie dans l'appropriation des moyens à la fin ; il correspond au maximum d'effets avec le minimum de dépenses ; dans le domaine moral le meilleur est le minimum de mal pour le maximum de bien. 2. Meilleur des mondes possibles : pour LEIBNIZ, Dieu ne crée pas les essences qui tendent toutes avec un droit égal à l'existence ; les existences ne sont pas toutes compossibles ; toute combinaison de compossibles est un monde possible ; le meilleur des mondes est celui « par lequel se réalise la plus grande production de possibles ». 3. Principe du meilleur : pour LEIBNIZ, principe selon lequel Dieu choisit toujours le meilleur, bien qu'il soit totalement libre (c'est une cause inclinante et non nécessitante).
- bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
Extrait du corrigé : Il semble donc que notre conduite en tant qu'elle est ordonnée à la raison puisse être seule capable de nous apporter le bonheur. ® L'enjeu ici c'est en réalité une conception du bonheur comme d'une part apprentissage (et donc pas un donné) et d'autre part comme raisonnable. Le bonheur est donc, au même titre que la vérité, une conception de la raison et que seule la raison rend possible. C'est donc l'essence même du bonheur, à travers la question de son apprentissage, qui est ici mise à la question. Problématique Est-il légitime d'étendre l'empire de la raison sur le bonheur en la considérant comme le meilleur guide possible si l'on veut apprendre à être heureux, et donc en dernière instance atteindre le bonheur lui-même ? Le bonheur lui-même est-il ordonné à l'exercice et à la conduite conforme à la raison ? Ou appartient-il à une toute autre faculté ? La seule raison suffit-elle à nous mettre sur des railles assurées vers le bonheur ? Plan I- La raison comme meilleur guide possible dans la recherche du bonheur · La raison en tant qu'elle est ordonnée à la recherche de la vérité paraît en effet être la voie la plus fiable pour atteindre le bonheur en tant que ce dernier s'épanouit pleinement dans la connaissance du monde et de soi. La raison humaine, en effet, cherche indéfiniment la vérité, la sagesse, en tant que telle, constitue l'achèvement de cette recherche en tant qu'elle est paix de la raison avec elle-même : la raison, en tant qu'elle conduit à la sagesse, semble le meilleur guide pour apprendre à être heureux et a fortiori à trouver le vrai bonheur.
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Le corrigé du sujet " La raison est-elle le meilleur guide pour apprendre a etre heureux ?" a obtenu la note de : aucune note
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Angles d’analyse
® Il s’agit ici de s’interroger sur ce qui peut nous rendre le plus apte à devenir heureux, c’est-à-dire à atteindre ce que tout le monde semble désirer comme fin ultime de ses actions, à savoir le bonheur.
® On interroge ici la raison, instrument et guide par excellence pour la recherche de la vérité, pour l’éprouver comme ce qui doit être suivie si l’on veut apprendre, vraiment à être heureux. Il semble donc que notre conduite en tant qu’elle est ordonnée à la raison puisse être seule capable de nous apporter le bonheur.
® L’enjeu ici c’est en réalité une conception du bonheur comme d’une part apprentissage (et donc pas un donné) et d’autre part comme raisonnable. Le bonheur est donc, au même titre que la vérité, une conception de la raison et que seule la raison rend possible. C’est donc l’essence même du bonheur, à travers la question de son apprentissage, qui est ici mise à la question.
Problématique
Est-il légitime d’étendre l’empire de la raison sur le bonheur en la considérant comme le meilleur guide possible si l’on veut apprendre à être heureux, et donc en dernière instance atteindre le bonheur lui-même ? Le bonheur lui-même est-il ordonné à l’exercice et à la conduite conforme à la raison ? Ou appartient-il à une toute autre faculté ? La seule raison suffit-elle à nous mettre sur des railles assurées vers le bonheur ?
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