Rapports entre la Raison et le Raisonnement ?

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Rapports entre la Raison et le Raisonnement ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Rapports entre la Raison et le Raisonnement ?



Publié le : 10/6/2009 -Format: Document en format FLASH protégé

	Rapports entre la Raison et le Raisonnement	?
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  • rapports : Relations, échanges.
  • raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
  • raisonnement : Suite de propositions liées entre elles selon des principes déterminés et aboutissant à une conclusion. Synonyme de Syllogisme.

Préparation du sujet. - La question des rapports entre raison et raisonnement est le plus volontiers évoquée par les vers de Molière des "Femmes Savantes":

" Raisonner est l'emploi de toute ma maison
Et le raisonnement en bannit la raison. "

Elle l'est aussi par la symétrie verbale de « raisonner » et « déraisonner ». Tout de suite semble se présenter ainsi un problème d'opposition entre des valeurs qui, au contraire, paraîtraient devoir s'enchaîner : en rapprochant raison et raisonnement, on est tenté de ne songer qu'au raisonnement valable, où l'on retrouve l'idée de raison. Équivoque à éviter : car, si « raisonner » implique toujours une volonté de démontrer et par là entraîne l'idée de « bien raisonner », il signifie pourtant expressément l'opération discursive en elle-même, par laquelle on aboutit à l'erreur comme au vrai, suivant les cas. Il faudra donc bien poser que le raisonnement est un acte de pensée, qui conduit à une conclusion par des raisons, mais ne signifie pas nécessairement qu'on « ait raison ».
D'autre part, le mot raison a plusieurs sens : il emporte sans doute l'idée d'une puissance de contrôle ou d'évaluation, mais on met l'accent tantôt sur l'idée d'un pouvoir d'enchaîner des pensées, qui nous distingue des animaux (Cicéron, par exemple, ou Saint-Thomas), tantôt sur la notion d'un principe ou d'une faculté des valeurs. De là, tantôt l'idée d'une raison comme puissance de raisonner, tantôt celle d'une puissance de « bien » juger (Descartes) ou système des principes d'où dépend la vérité.
Mais tout en montrant dans le raisonnement un acte aussi bien déraisonnable que raisonnable, et reconnaissant que l'opposition à la raison n'est d'abord qu'un paradoxe sorti de l'évolution des significations, on devra constater que la « puissance de bien juger » caractérise tout esprit normal, et, comme le raisonnement déraisonnable n'est pas seulement le fait d'un fou, on demandera comment il peut échapper à l'emprise de la raison. Ce qui donne au problème de leurs rapports une forme celte fois bien définie.
Pour tenir compte des questions ainsi successivement posées par les variations historiques de sens, et par la nature de faits eux-mêmes, le moyen le plus commode de mettre en ordre sera évidemment de partir de la définition de la raison qui a été historiquement la première, et qui aussi donne l'enchaînement le plus étroit des mots (raison, raisonnement); on passera de là au sens d'une mesure des valeurs et à la position définitive ci-dessus indiquée. L'introduction se trouvera naturellement fournie par une description du fait qui se traduit dans la définition.





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Le corrigé du sujet " Rapports entre la Raison et le Raisonnement ?" a obtenu la note de : aucune note

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  • bibi-208011 (Hors-ligne), le 05/05/2013 à 05H22.
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    Problématique

    Mais la réponse de Freud est un non, implicite. Car, pense-t-il, une autre éducation est possible, bien qu'elle n'ait jamais encore été tentée, sans drogue (une éducation dans « la sobriété »), sans « l'ivresse » de cette drogue, de ce poison qui fait oublier (« qui étourdit ») la souffrance. La réponse de Freud est aussi un non explicite. Car, pense-t-il, une autre éducation est possible, mais on n'a point de témoin de cela car elle n'a jamais encore été tentée (« Qui a été élevé ? »). Une éducation qu'on peut imaginer (« peut-être ») ne produisant aucune névrose. Donc une éducation ne fabriquant pas de malades (de névrosés) , et par conséquent, ne nécessitant le recours à aucune drogue (une éducation dans la « sobriété »), à aucun poison (aucune potion) qui fournit « l'ivresse » pour « étourdir » (et faire oublier). IV.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Dans ce mélange confus de vrai et de faux (...) une séparation s'établit entre le raisonnement qui renferme la preuve, et le raisonnement qui échappe à la preuve (...) entre la logique rationnelle et la logique des sentiments., Th. RIBOT, la Logique des sentiments, Préface, p. IX.

    Ajouté par webmaster

    Les rapports entre parents et enfants sont aussi difficiles et aussi dramatiques que les rapports entre amants. L'enfant qui grandit, qui devient sujet libre, étonne et irrite ses parents., A. MAUROIS, Lélia..., VI, VI.

    Ajouté par webmaster

    Rien n'est moins applicable à la vie qu'un raisonnement mathématique. Une proposition, en fait de chiffres, est décidément fausse ou vraie; sous tous les autres rapports le vrai se mêle avec le faux d'une telle manière, que souvent l'instinct peut seul nous décider entre des motifs divers, quelquefois aussi puissants d'un côté que de l'autre., MËmËe DE STAëL, De l'Allemagne, I, XVIII.

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    (...) dans toute notre littérature occidentale et je ne parle pas de la française seulement, le roman, à part de très rares exceptions, ne s'occupe que des relations des hommes entre eux, rapports passionnels ou intellectuels, rapports de famille, de société, de classes sociales, - mais jamais, presque jamais, des rapports de l'individu avec lui-même ou avec Dieu, - qui priment ici tous les autres., GIDE, Dostoïevsky, p. 57.

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    (...) quand l'expérimentateur déduira des rapports simples de phénomènes précis et d'après des principes connus et établis, le raisonnement se développera d'une façon certaine et nécessaire (...), Cl. BERNARD, Introduction à la médecine expérimentale, I, II, p. 87.

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    (...) quand l'expérimentateur déduira des rapports simples de phénomènes précis et d'après des principes connus et établis, le raisonnement se développera d'une façon certaine et nécessaire (...), Cl. BERNARD, Introd. à l'étude de la médecine expérimentale, I, II, p. 87.

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    Les rapports conflictuels entre la Parole et l'Écriture ne se réduisent pas aux relations entre le sexe et la chose écrite, pas plus qu'aux relations entre l'esprit et la lettre. Ils vont plus loin., Henri LEFEBVRE, la Vie quotidienne dans le monde moderne, p. 328.

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    Raisonner est l'emploi de toute ma maison, Et le raisonnement en bannit la raison., MOLIèRE, les Femmes savantes, II, 7.

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    Les êtres sensibles ne sont pas des êtres sensés. Le sentiment n'est pas le raisonnement, la raison n'est pas le plaisir, et le plaisir n'est certes pas une raison., BALZAC, Petites misères de la vie conjugale, Pl., t. X, p. 920.

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