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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- recherche : Quête, conquête.
- bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
Extrait du corrigé : Dans l'Ethique, Spinoza qualifie la béatitude en la liant à la « connaissance du troisième genre », capacité de reconnaître et d'éprouver de façon adéquate l'essence et la nécessité de toutes choses et d'y trouver sa joie ; cela revient à aimer Dieu de l'amour dont il s'aime lui-même) · L'opposition kantienne entre morale et bonheur = Mais cette conciliation entre éthique (orientation du comportement) et recherche du bonheur est impossible dans la conception kantienne de l'autonomie de la morale. En effet, le devoir y découle de la loi morale, manifestée par la raison, et caractérisée par son exigence d'universalité. Il s'ensuit que seule volonté bonne est absolument bonne, et ceci indépendamment de tout critère de réussite ou d'échec, du moment que tout a été mis en oeuvre pour agir bien. L'intention morale doit viser le bien et lui seul. L'acte n'est moral que s'il est accompli seulement par respect du devoir, si toute autre visée que le souci de bien agir est étrangère à sa « maxime ». La morale nous rend dignes d'être heureux, mais elle ne nous assure pas le bonheur. 2- Les morales hédonistes · Epicure = il préconise l'usage judicieux des plaisirs : « Le plaisir est le commencement et la fin de la vie bienheureuse. » Mais nous ne recherchons pas tout plaisir, et nous n'évitons pas toute douleur : il est des plaisirs qui entraînent plus de souffrance qu'ils n'ont apporté de bien. Il s'agit donc de distinguer entre plaisirs naturels et non naturels, et parmi ceux-ci entre les plaisirs nécessaires et non nécessaires. L'art de la vie heureuse et sans trouble consiste à savoir se satisfaire des seuls plaisirs naturels et nécessaires.
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Le corrigé du sujet " La recherche du bonheur doit-elle orienter notre conduite? " a obtenu la note de : aucune note
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· Eléments de définition
® Bonheur = Du latin bonum agurium, « chance, bonne fortune ». Au sens général, il s’agit d’un état de satisfaction complète, caractérisé par sa plénitude et sa stabilité.
- Chez Aristote = Le bonheur, fin que tout homme poursuit (même si les hommes ne s’entendent pas sur sa nature), doit être rapporté à la réussite de l’activité. Or l’activité la plus élevée est celle de l’intelligence : penser vrai procure donc le plus grand bonheur. (Ethique à Nicomaque, LI, ch. 8-9 / LX, ch. 6-7)
- Chez les stoïciens = Le bonheur désigne la disposition de l’âme de celui qui vit conformément à la nature. (Sénèque, De la vie heureuse)
- Chez Kant = A) L’état dans le monde d’un être raisonnable à qui, dans le cours de l’existence, tout arrive selon son souhait et sa volonté. B) « Le bonheur est la satisfaction de toutes nos inclinations tant en extension, c’est-à-dire en multiplicité, qu’en intensité, c’est-à-dire en degré, et en protension, c’est-à-dire en durée. » Kant précise qu’à la différence des autres satisfactions qui sont vécues dans un présent instable, inachevé, éphémère, le bonheur suppose une réflexion de l’imagination qui récupère le passé et se projette dans l’avenir. (Critique de la raison pratique, I, LII, ch. 2, 5)
® Conduite = Terme aujourd’hui supplanté par Comportement, dont il avait été distingué pour tenir compte, contre un béhaviorisme étroit, de la finalité organisée inhérente à l’activité humaine, inséparable, selon P. Janet, de sa « fonction », ou, selon les phénoménologues, de son « intentionnalité ».
® Orienter = synonyme de guider. Comme si notre conduite était dictée par la recherche du bonheur, comme s’il s’agissait de son fil conducteur, de sa motivation et de sa finalité.
· Angles d’analyse
® La difficulté et l’enjeu de la question résident précisément dans la définition du bonheur et de sa nature : car en effet, c’est cette définition qui devient la condition de possibilité pour qu’on puisse légitimement affirmer que le bonheur orienter notre conduite.
®
Etre heureux, ce serait, semble-t-il, ne connaître ni souffrance ni insatisfaction. Mais comment définir le bonheur ? Qu’est-ce qu’être comblé ? La satisfaction de tous nos désirs n’engendrerait-elle pas satiété et ennui ? Et le bonheur est-il le bien suprême, la seule chose qui vaille d’être cherchée ? Ou bien la valeur du bonheur dépend-elle de la qualité morale du bonheur recherché ? Faut-il même parfois, au nome d’une exigence morale, renoncer au bonheur espéré ? La recherche du bonheur peut-elle être une éthique ?
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