La recherche du bonheur peut-elle être une éthique ?
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : La recherche du bonheur peut-elle être une éthique ?
Publié le : 27/2/2004 -Format:
- recherche : Quête, conquête.
- bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
Le plaisir est le but de l'existence. C'est pourquoi la morale, le droit et la politique doivent tous tendre à la recherche du bonheur. Mais, le bonheur est difficile à atteindre et varie selon les individus. On ne peut fonder la morale et le droit sur un principe aussi vague.
L'enfant nouveau-né ne connaît que l'opposition entre plaisir et déplaisir (ou douleur). Le psychisme s'organise donc dans un premier temps selon le principe de plaisir, qui sera peu à peu corrigé par les épreuves de réalité, sources d'un principe de réalité, qui permet de différer et d'attendre la satisfaction, ou de tenir compte du caractère possible ou impossible du désir.¦ Le plaisir est ainsi le premier bien spontanément recherché. Mais l'agréable se distingue cependant du bien. Le plaisir que le tyran prend à exercer arbitrairement son pouvoir provoque le malheur d'autrui et son propre mal moral. Ce qui nous fait envie n'est pas toujours un bien. La volonté d'être bon sportif suppose un entraînement intensif, astreignant et douloureux, et peut s'opposer à l'envie de paresser ou de garder du temps libre. De plus, l'agréable peut correspondre au simple soulagement d'une douleur, et donc coexister avec un mal. Platon montre que l'homme de plaisir est insatiable et jamais satisfait, il ressemble à un tonneau percé : le plaisir s'oppose donc parfois non seulement au bien (moral), mais aussi au bonheur lui-même.¦ Le caractère éphémère du plaisir et son indifférence au bien manifestent qu'il est du ressort du sensible, et non du rationnel ; comment pourrait-il fonder une éthique ?
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