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Le refus du travail a-t-il un sens ?

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Le refus du travail a-t-il un sens ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Le refus du travail a-t-il un sens ?



Publié le : 5/11/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Le refus du travail a-t-il un sens	?
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  • division du travail : Principe fondamental des sociétés industrielles selon Adam Smith. Désigne la répartition entre ses différents membres des tâches nécessaires au fonctionnement de la société.
  • sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.

Refuser le travail, est-ce forcément décider de ne rien faire ? Est-ce se condamner à l'inaction ? N'est-ce pas un droit dans nos sociétés (le droit de grève) ? Mais a-t-on le droit de refuser du travail par rapport au processus économique ? N'est-ce pas moralement répréhensible ? Refuser du travail veut-il dire vouloir être chômeur ? Ou parle-t-on d'un refus plus large : le refus de tout travail ? Comment refuser de travailler alors que c'est une nécessité pour vivre, pour exister, pour avoir une identité sociale ? Effectivement, ainsi, cette position n'a aucun sens. Si le refus est une manière de se libérer de l'aliénation provoquée par le travail, peut-on considérer que la liberté est dans un refus ? Pourquoi lier refus de travailler et possibilité d'une absurdité ? Refuser de travailler est-il impossible, vain ? Cela présuppose-t-il que le travail a nécessairement un sens ? Il donne du sens, en tant qu'inscription dans une société et une histoire. Références utiles : Kant, Réflexions sur l'éducation ; Marx, Le Capital ; Arendt, Condition de l'homme moderne.



toute notre économie est devenue une économie de gaspillage dans laquelle il faut que les choses soient dévorées ou jetées presque aussi vite qu'elles apparaissent dans le monde pour que le processus lui-même ne subisse pas un arrêt catastrophique H. Arendt, Condition de l'homme moderne   * Refuser le travail, c'est donc refuser ce qui fait de nous des animaux, entièrement pris dans un cycle de production, de consommation et de destruction. Il y a donc un sens au refus du travail, celui d'affirmer une autre idée de l'humanité, qui n'est pas seulement soumise aux besoins et aux désirs. * Ce qui est revendiqué à la place du travail, c'est l'oeuvre ou la production qui n'est pas uniquement une chose que l'on consomme mais également une chose dont on se sert, et qui construit ainsi une culture humaine. Au travail, on peut ainsi opposer les activités artistiques et intellectuelles, ainsi que toute activité librement consentie. * Il y a un sens à ce refus du travail : refuser d'être homo laborans et s'efforcer d'être homo faber, toujours selon la distinction d'Hannah Arendt : l'homo faber est bien seigneur et maître, non seulement parce qu'il est et s'est fait maître de la nature, mais surtout parce qu'il est maître de soi et de ses actes. Cela n'est vrai ni de l'animal laborans, soumis à la nécessité de la vie, ni de l'homme d'action, toujours dépendant de ses semblables. Seul avec son image du futur produit, l'homo faber est libre de produire, et de même confronté seul à l'oeuvre de ses mains, il est libre de détruire. Hannah Arendt, Idem     III - Le travail et la collectivité   * Cependant, le travail est une nécessité collective. Ce n'est pas seulement à l'individu qu'il profite, mais à la société entière : parce que le produit de son travail peut bénéficier à d'autres personnes ; parce que l'argent qu'il en retire sera dépensé et donc fera vivre d'autres personnes etc.


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    Problématique

    Dans notre monde actuel, le travail est l'activité qui rythme et ponctue notre vie, et est considéré comme une valeur essentielle propre à l'homme. Porté par les notions d'épanouissement de l'être et d'accession au bonheur, il nous permet d'apprendre la vie en société et ses règles. Ainsi, dès l'enfance, l'école éduque les futurs citoyens à la vie en communauté et au respect de ses valeurs par le travail. Ce stade complété, le citoyen est en mesure de contribuer à nouveau à la société, idéalement par le travail dans le cadre professionnel. Dans notre monde libéral actuel, le refus du travail s'apparente à un véritable fléau. Les partisans du droit à la paresse constituent un handicap majeur de notre société : décriés comme ne pouvant être productifs, ils sont considérés comme assistés, égoïstes et les créateurs de leur propre déchéance. Cités comme exemples à ne pas suivre, et à défaut de pouvoir être intégrés de manière satisfaisante, ces marginaux remettent alors en cause le principe de notre société, fondée sur "la valeur travail", son sens ainsi que ses objectifs. Ce raisonnement semble universel : l'homme, à travers les différentes cultures et différentes époques, a ressenti le besoin de répondre à cette question. La notion de travail dégradant chez les Grecs dans l'Antiquité et son apologie par les libéraux des Lumières nous amène à notre problématique :  Le refus du travail peut-il être assimilé à un refus de la société ? L'interprétation du travail dans certaines civilisations permet de mieux considérer le statut de travailleur : les esclaves, rétrogradés sur l'échelle humaine de l'Antiquité jusqu'à nos jours (malgré son abolition "officielle" en 1848), montrent l'aversion de certaines sociétés vis-à-vis du travail. Animal fragile, mettant sa survie en jeu à chaque instant, l'homme se sert de la technique pour être à même de fabriquer des outils lui permettant de chasser pour se nourrir ou de construire un abris pour dormir. L'homme qui travaille aspire à la recherche du bonheur et à la satisfaction de ses désirs, et cela depuis son apparition sur la Terre. Cependant, le travail peut-il s'avérer malsain pour l'homme ? Les révolutions industrielles successives et les découvertes scientifiques ont contribué en grande partie à la mécanisation et à une certaine organisation du travail, mettant parfois en danger l'intégrité et (soit) physique et intellectuelle de l'ouvrier. De même, les cadences de travail intensives peuvent-elles être assimilées à une certaine dangerosité ? De nos jours, la mécanique est sécurisée, les machines sont fiables et les horaires régis par des textes juridiques. Mais pouvons-nous encore refuser le travail ?

    Ajouté par alex12776

    Travailler est l'expression de cette condition absurde, où le seul but de la vie est de persévérer. • Le travail est donc l'une des facettes du cycle production – consommation. C'est également au nom de cette dualité que l'on peut refuser le travail. En effet, l'homo laborans cherche à trouver un équilibre idéal entre production et consommation : travailler suffisamment pour avoir les moyens de satisfaire ses désirs, mais également obtenir suffisamment de temps libre pour cela. On peut refuser le travail au nom d'une course effrénée à la satisfaction des désirs : Nous sommes peut-être en voie de réaliser l'idéal de l'homo laborans...toute notre économie est devenue une économie de gaspillage dans laquelle il faut que les choses soient dévorées ou jetées presque aussi vite qu'elles apparaissent dans le monde pour que le processus lui-même ne subisse pas un arrêt catastrophique H.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    (...) tous ceux qui ont voulu organiser du travail sans luxe ni boniment (...) se sont heurtés aux mêmes refus (...), PÉGUY, De Jean Coste, -in OE. en prose, 1898-1908, Pl., p. 490.

    Ajouté par webmaster

    "En fait l'élément libérateur de l'opprimé, c'est le travail. En ce sens c'est le travail qui est d'abord révolutionnaire." Sartre, Situations III. Gallimard, page 197

    Ajouté par webmaster

    "En fait l'élément libérateur de l'opprimé, c'est le travail. En ce sens c'est le travail qui est d'abord révolutionnaire." Sartre, Situations III. Gallimard, page 197

    Ajouté par webmaster

    (...) ce dur bon sens n'enlevait aucune grâce à M. Delacroix. Cette verve d'incrédulité et ce refus d'être dupe assaisonnaient, comme un sel byronien, sa conversation si poétique et si colorée., BAUDELAIRE, Curiosités esthétiques, XV, V

    Ajouté par webmaster

    J'ai un appétit inassouvi de travail manuel... Je sens bien que c'est la pente du moindre effort. - N'est-ce pas? Même avec notre inexpérience, et les difficultés de détails, il y a dans le travail manuel un fond de facilité enivrante., J. ROMAINS, les Hommes de bonne volonté, t. II, XV, p. 175.

    Ajouté par webmaster

    En cas de refus total, votre meilleur argument a trait à la qualité du travail : vous vous déplacerez moins souvent, vous ferez moins d'appels. Jean-Benoît Nadeau, le Guide du travailleur autonome

    Ajouté par webmaster

    Ceux qui ont peine à croire en cherchent un sujet en ce que les Juifs ne croient pas (...) et voudraient quasi qu'ils crussent, afin de n'être point arrêtés par exemple de leur refus. Mais c'est leur refus même qui est le fondement de notre créance., PASCAL, Pensées, XII, 745.

    Ajouté par webmaster

    .1 (...) par manque de temps, je refusais beaucoup d'avances. J'oubliais ensuite, pour la même raison, mes refus. Mais ces avances m'avaient été faites par des gens dont la vie n'était pas pleine et qui, pour cette même raison, se souvenaient de mes refus., CAMUS, la Chute, p. 93.

    Ajouté par webmaster

    Les foules qui se hâtent du travail au plaisir, du plaisir au travail, sans que ni l'un ni l'autre n'aient de sens profond, celles qui édifient des villes éphémères sur des puits de pétrole demain asséchés, celles qui se dégradent dans le coude à coude des grandes villes comme des objets précieux s'abîment d'être serrés les uns contre les autres et durement secoués, que laissent-elles encore de chances à la vie profonde pour se manifester?, DANIEL-ROPS, Ce qui meurt et ce qui naît, p. 207.

    Ajouté par webmaster

    Quelle est la couleur de la tomate ?

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