La relation à l'autre est-elle d'emblée éthique ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : La relation à l'autre est-elle d'emblée éthique ?
Le respect de l'autre est inscrit sur son visage. En effet, son visage me révèle qu'il est mon prochain, mon semblable et que je suis responsable de lui par le seul fait qu'il est en face de moi.
MAIS...
Le regard d'autrui me donne la conscience de mon existence, mais en même temps me chosifie. regarder autrui, c'est nécessairement exercer sa puissance à son encontre. C'est pourquoi l'essence des rapports entre les hommes, c'est le conflit. Hegel et Sartre ont développé cette problématique avec la dialectique du maître et de l'esclave et du regard.
![]()
Les occasions de conflit sont donc multiples et créent un état d'insécurité permanent. Mais la lutte à mort peut surgir entre deux êtres sans qu'il y ait matière à se battre : la nature donne à l'individu le droit, pour sauver sa vie, d'employer tous les moyens qu'il jugera bons. Qui me dira que cet homme que je rencontre n'a pas l'intention de me tuer. Je m'en protégerai en attaquant le premier : l'état de nature est un état de guerre généralisée où l'homme est un loup pour l'homme. Quand autrui n'est pas un adversaire, c'est un objet de consommation La communication est toujours bloquée par le besoin de soumettre et de posséder. J'ai spontanément tendance à réduire l'autre à n'être qu'un objet de plaisir ou un catalogue de renseignements à mon usage car, comme le fait remarquer Max Stirner, il n'y a entre nous qu'un rapport d'utilité, de profit, d'intérêt. Freud, de son côté, défendra un rapport d'utilité pulsionne.
"L'homme n'est point cet être débonnaire, au coeur assoiffé d'amour, dont on dit qu'il se défend quand on l'attaque, mais un être, au contraire, qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d'agressivité. Pour lui, par conséquent, le prochain n'est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possibles, mais aussi un objet de tentation. L'homme est, en effet, tenté de satisfaire son besoin d'agression aux dépens de son prochain, d'exploiter son travail sans dédommagements, de l'utiliser sexuellement sans son consentement, de s'approprier ses biens, de l'humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer.
Corrigé de 4724 mots (soit 7 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "La relation à l'autre est-elle d'emblée éthique ?" a obtenu la note de : aucune note
La relation à l'autre est-elle d'emblée éthique ?