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Sujet : La relativité de la connaissance : qu'entendez-vous par cette expression ? et pensez-vous que la connaissance humaine soit toujours et nécessairement relative ?

Définitions des termes :
  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • expression : Action d'exprimer, de dire, de manifester quelque chose. « L'expression de ma liberté » c'est la façon dont ma liberté se réalise et se montre, se donne à voir.
  • humain : Sens 1: Personne humaine. Synonyme: individu. Sens 2: Qui a trait à l'homme. Sens 3: Sensible, compréhensif. Synonyme: accessible.
  • toujours : A tout moment, à toute époque ; éternellement, perpétuellement.
  • nécessaire : * Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être, ou être autrement. S'oppose à contingent. * Sur le plan logique, est nécessaire ce qui est universellement vrai, sans remise en cause possible.

Extrait du corrigé : Pour John Stuart Mill, « Nous ne connaissons une chose qu'en tant que distincte d'une autre chose » ; ce qu'il considère comme une loi logique importante et généralement admise. Nous ne connaissons la nature que par nos états de conscience ; ce qui peut conduire à deux thèses subordonnées à celle-ci : a) Il n'y a que des états de conscience ; b) il y a des choses en soi, mais inconnaissables, soit au sens de Kant et des rationalistes, soit au sens des empiristes ». Cette relativité de la connaissance n'est guère liée à la notion même de relativité physique que la théorie d'Einstein a mise en lumière dès 1905, en la « généralisant « en 1913, théorie dont la forme n'est pas encore arrêtée définitivement aujourd'hui malgré les travaux de Langevin et de Cartan, d'Eddington et de Weil. En un sens, le mot relativité est même opposé à celui de la théorie physique d'Einstein. 3. La relativité de la connaissance s'entend donc d'un scepticisme à la manière de Montaigne, à la façon du « Que sais-je ? », car lorsque Socrate affirme : « Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien », ce n'est point là du relativisme, mais, en un sens, c'est presque du dogmatisme. Socrate est sûr de ne rien savoir. S'il sait qu'il ne sait rien, il sait quelque chose. De même, Descartes, au seuil de la deuxième Méditation métaphysique, s'interroge sur son doute hyperbolique et aboutit à cette certitude : « Qu'est-ce donc qui pourra être estimé véritable ?

La relativité de la connaissance : qu'entendez-vous par cette expression ? et pensez-vous que la connaissance humaine soit toujours et nécessairement relative ?

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