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Sujet : la religion est elle une aliénation pour le bonheur de l'homme?

Définitions des termes :
  • religion : Étymologie discutée. Cicéron fait dériver le mot du latin relegere qui s'oppose à neglegere comme le soin et le respect s'opposent à la négligence et à l'indifférence. D'autres font dériver le mot de religare: La religion est avant tout le lien qui rattache l'homme à la divinité : «La religion consiste dans un sentiment absolu de notre dépendance.» (Schleiermacher). La religion c'est le sentiment que l'homme ne s'est pas donné lui-même l'existence, qu'il dépend d'un Être qui le dépasse infiniment. Sociologiquement, les religions sont les divers cultes organisés (avec leurs dogmes et leurs rites) pour rendre hommage à Dieu.
  • aliénation : Pour Marx, processus par lequel les hommes, asservis à un travail qui leur est imposé de l'extérieur, se retrouvent coupés de leur liberté et d'eux-mêmes. Le travailleur est aliéné lorsqu'il est dépossédé de ce qui le constitue au profit d'un autre qui l'asservit.
  • bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.

Extrait du corrigé :   3.1 Le paradis en chacun de nous.   « Le paradis est caché au fond de chacun de nous ; en ce moment je le recèle en moi et, si je le veux, il se réalisera demain pour toute ma vie. » DOSTOIEVSKI, Les Frères Karamazov.     3.2 Le dépassement de l'opposition entre bonheur ici-bas et bonheur dans l'au-delà.   Hegel tend à dépasser l'opposition entre le fini et l'infini, notamment dans la Phénoménologie de l'esprit. Opposer la vie ici-bas et la vie après la mort n'est pas une bonne solution. Le bonheur dans l'au-delà n'est pas exclusif c'est-à-dire qu'il peut se concilier avec le bonheur ici et maintenant.   3.

	la religion est elle une aliénation pour le bonheur de l'homme?

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Définitions

  • religion : Étymologie discutée. Cicéron fait dériver le mot du latin relegere qui s'oppose à neglegere comme le soin et le respect s'opposent à la négligence et à l'indifférence. D'autres font dériver le mot de religare: La religion est avant tout le lien qui rattache l'homme à la divinité : «La religion consiste dans un sentiment absolu de notre dépendance.» (Schleiermacher). La religion c'est le sentiment que l'homme ne s'est pas donné lui-même l'existence, qu'il dépend d'un Être qui le dépasse infiniment. Sociologiquement, les religions sont les divers cultes organisés (avec leurs dogmes et leurs rites) pour rendre hommage à Dieu.
  • aliénation : Pour Marx, processus par lequel les hommes, asservis à un travail qui leur est imposé de l'extérieur, se retrouvent coupés de leur liberté et d'eux-mêmes. Le travailleur est aliéné lorsqu'il est dépossédé de ce qui le constitue au profit d'un autre qui l'asservit.
  • bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.

Problématique

 

La formulation du problème n’est pas évidente. La question pourrait être reformulée ainsi : la religion est-elle un obstacle au bonheur de l’homme en tant qu’elle est une aliénation ? Ce qu’il s’agit ici d’interroger est le rapport entre la religion et le bonheur de l’homme ici-bas. La religion fait résider le bonheur dans l’espérance d’une vie après la mort, l’état de plénitude auquel tend l’homme ne serait donc pas accessible ici bas mais dans l’au-delà. Est-ce que cette conception du bonheur rend son accession ici et maintenant impossible ? Pour répondre à ce problème nous analyserons trois hypothèses. La première envisage la vie après la mort comme étant le seul lieu possible de notre bonheur. La deuxième souligne les limites de la religion, concernant l’espérance du bonheur après la mort, et les conséquences d’une telle conception. Enfin la troisième partie aura pour but de formuler une hypothèse conciliant la religion avec l’idée d’un bonheur actuel.   



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