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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- religion : Étymologie discutée. Cicéron fait dériver le mot du latin relegere qui s'oppose à neglegere comme le soin et le respect s'opposent à la négligence et à l'indifférence. D'autres font dériver le mot de religare: La religion est avant tout le lien qui rattache l'homme à la divinité : «La religion consiste dans un sentiment absolu de notre dépendance.» (Schleiermacher). La religion c'est le sentiment que l'homme ne s'est pas donné lui-même l'existence, qu'il dépend d'un Être qui le dépasse infiniment. Sociologiquement, les religions sont les divers cultes organisés (avec leurs dogmes et leurs rites) pour rendre hommage à Dieu.
- faible : 1. — En gén. l'opposition fort/faible sert à désigner une différence de degré dans la qualité ou la détermination : raisonnement faible (c.-à-d. peu concluant) ; en psychol. de la forme, forme faible (c.-à-d. peu structurée, opposée à prégnante) ; au sens vulg., une théorie faible est une théorie peu convaincante. 2. — Pour NIETZSCHE, l'opposition fort/faible désigne une opposition fondamentale entre deux types d'homme (les maîtres et les esclaves), entre deux qualités d'être (l'action et la réaction) : morale des faibles, SYN. de morale du ressentiment.
Extrait du corrigé : « Qu'est-ce que la religion ? - Un besoin apparu à un stade d'évolution inférieur et dont la classe supérieure s'est servie pour tenir la classe inférieure sous sa domination. » Strindberg, Petit catéchisme à l'usage de la classe inférieure, 1886. « Peut-être n'y a-t-il rien de si vénérable dans le christianisme et le bouddhisme que leur art d'enseigner même aux plus humbles à trouver, grâce à la piété, leur place dans un ordre imaginaire et supérieur des choses; ils continuent ainsi de se satisfaire de l'ordre réel qui leur fait la vie si dure, - dureté qui est précisément nécessaire. » Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, 1886. « La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit de situations dépourvues d'esprit. Elle est l'opium du peuple. » Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel, 1844.La religion, selon Marx, concourt à endormir la conscience politique du peuple, en ce qu'elle lui fait miroiter dans un illusoire au-delà des joies qu'il ne peut trouver ici-bas. Âme d'un monde sans âme, la religion masque à l'homme sa véritable condition.
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