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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- religion : Étymologie discutée. Cicéron fait dériver le mot du latin relegere qui s'oppose à neglegere comme le soin et le respect s'opposent à la négligence et à l'indifférence. D'autres font dériver le mot de religare: La religion est avant tout le lien qui rattache l'homme à la divinité : «La religion consiste dans un sentiment absolu de notre dépendance.» (Schleiermacher). La religion c'est le sentiment que l'homme ne s'est pas donné lui-même l'existence, qu'il dépend d'un Être qui le dépasse infiniment. Sociologiquement, les religions sont les divers cultes organisés (avec leurs dogmes et leurs rites) pour rendre hommage à Dieu.
- peuple : Ensemble des personnes vivant sous les mêmes lois.
Extrait du corrigé : Le méchant peut très bien être heureux et la vertu infortunée. Ainsi, la religion possède une certaine volonté d'apaiser l'homme pour combattre la nature, lui donner une force. Nietzsche montre que la religion est à la fois l'expression de la misère de l'homme et la révolte contre cette misère. La religion détient un pouvoir d'aliénation (devenir autre) sur l'individu car elle l'amène à espérer mieux et donc de croire en Dieu. L'homme serait-il donc misérable ? Nietzsche le sous-entend car l'homme est aliéné, exploité et vit dans une insuffisance matérielle. L'espérance religieuse lui donne une raison de vivre, ce que la société est incapable de lui apporter. L'homme est malheureux et réduit à une faiblesse, il fuit le réel. Nous pouvons retenir une citation de Kant qui fait allusion à cette dépendance qu'a l'homme du le christianisme : « La religion est l'opium du peuple ». Justement, la téléologie renvoie à Kant : elle concerne tout particulièrement la sphère de la vie, celle de l'art et du beau.
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Le corrigé du sujet " La religion est-elle l'opium du peuple ?" a obtenu la note de : aucune note
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Dans le prolongement du siècle des Lumières qui l’a précédé, le XIXe siècle a été le théâtre de nombreuses objections formulées à l’encontre de la religion, à l’instar de celle de Marx, auteur de cette formule célèbre faisant de la religion « l’opium du peuple ».
Ce rapprochement entre l’opium, ce produit narcotique dont les effets provoquent chez son consommateur un engourdissement de l’esprit, une somnolence, et la religion, cet ensemble de croyances et de rites, pose toutefois question. Il nous invite à nous demander ce qui peut effectivement nous conduire à suspecter la religion au point d’affirmer qu’elle participe de l’endormissement général des consciences ? Mais ne peut-on pas au contraire considérer le phénomène religieux positivement ? La complexité de celui-ci tout comme son universalité ne doivent-ils pas nous conduire à une vision moins réductrice ? Enfin, l’accent social mis par Marx dans sa critique de la religion est-il d’ailleurs le seul biais par lequel on peut remettre en cause le phénomène religieux ?
1- Essayons dans un premier temps de déterminer quel est le sens de cette formule telle qu’elle a été formulée par Marx, afin de mieux la comprendre.
2- Cependant, cette objection, aussi pertinente soit-elle, semble être quelque peu réductrice. Comment peut-on dès lors relativiser cette idée de religion comme opium du peuple pour lui donner un contenu plus positif ?
3- Mais pourtant, à l’instar de Marx, de nombreux philosophes ont également, au XIXe siècle, largement remis en cause le phénomène religieux. Qu’on le considère en terme d’opium du peuple ou qu’on utilise d’autres axes négatifs, la défiance envers la religion est générale, comme nous le verrons notamment avec Feuerbach, Nietzsche et Freud.
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