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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- religion : Étymologie discutée. Cicéron fait dériver le mot du latin relegere qui s'oppose à neglegere comme le soin et le respect s'opposent à la négligence et à l'indifférence. D'autres font dériver le mot de religare: La religion est avant tout le lien qui rattache l'homme à la divinité : «La religion consiste dans un sentiment absolu de notre dépendance.» (Schleiermacher). La religion c'est le sentiment que l'homme ne s'est pas donné lui-même l'existence, qu'il dépend d'un Être qui le dépasse infiniment. Sociologiquement, les religions sont les divers cultes organisés (avec leurs dogmes et leurs rites) pour rendre hommage à Dieu.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- vouloir : La volonté se définit comme la faculté de choix : pouvoir de se déterminer librement à agir ou à s'abstenir d'agir, en vertu de motifs. La volonté implique une délibération consciente : par ce trait, l'acte volontaire s'oppose à l'acte qui procède de l'instinct, de l'impulsion, d'un réflexe ou d'une habitude. Vouloir, c'est donc poursuivre une fin déterminée et conscient. On peut déjà noter que la volonté inclue également une faculté de représentation.
- tolérance : 1. Fait, pour un individu, d'accepter des atteintes légères à ses droits, ou, pour une autorité, de légers écarts par rapport à la loi. 2.Écart maximum par rapport à l'application d'un règlement, permis par la loi ou établi par l'usage. 3. Attitude consistant à admettre chez les autres des opinions qu'on ne partage pas. 4. Règle de conduite ou principe de philosophie pol. consistant à admettre la liberté d'opinion et d'expression, notamment en ce qui concerne les pratiques religieuses. 5. Principe de tolérance : principe dû à CARNAP, exprimant un conventionnalisme radical et consistant à admettre qu'en logique chacun est libre de choisir son langage.
Extrait du corrigé : En ce sens, l'histoire de nombreuses religions se confond avec l'idée du prosélytisme plutôt qu'avec celle de la tolérance. Nous pouvons voir en effet que les religions révélées (celles qui ont été annoncées aux hommes par un prophète et un texte sacré) se sont efforcées de rallier à leurs convictions le plus grand nombre possible de « fidèles », de les réunir dans le sein d'une même croyance : croisades, évangélisations des jésuites jusqu'au Japon en sont l'exemple parmi beaucoup d'autres. Il ne s'agit pas de faire le procès de la religion, en l'accusant d'intolérance intrinsèque, mais de remarquer que la religion a plutôt parti liée avec l'association d'individus dans une croyance unique, plutôt que dans l'acceptation de croyances distinctes. c. Une religion révélée peut vouloir la tolérance, mais dans un sens faible de ce terme Cependant, au XXe siècle s'est développé un mouvement de réconciliation des religions révélées entre elles : pensons notamment aux rencontres organisées par Jean Paul II entre catholiques, protestants, juifs et musulmans. Ce type de mouvements oecuméniques prouve que la religion n'implique pas nécessairement l'intolérance, le rejet de la croyance distincte, mais qu'elle est compatible avec une acception affaiblie de la tolérance. En effet, la tolérance dont il est ici question se résume dans l'idée que la religion distincte a des points communs avec celle que l'on professe (le monothéisme en est un) qu'elle provient de la même source (l'ange Gabriel est commun à toutes les religions que nous venons de citer). Mais elle ne postule pas l'entière vérité, c'est-à-dire l'entière acceptation, de la croyance distincte de la sienne. La religion n'est donc pas incompatible avec l'idée de tolérance, mais la tolérance dont elle fait preuve est nécessairement partielle. II.
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Le corrigé du sujet " Une religion peut-elle vouloir la tolérance ?" a obtenu la note de : aucune note
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Le mot religion vient du latin « religare » : ce détour par l’étymologie nous permet de voir que le propre de la religion est d’être une institution sociale dont l’une des fonctions est de « relier » les hommes (c’est le sens du verbe religare). Elle ne les relie pas comme le ferait une quelconque association d’individus mais dans le sentiment de l’existence d’une réalité surnaturelle, dépassant les hommes. Cette réalité est celle de la divinité, entendue (pour le dire avec une abstraction suffisante pour englober toutes les manifestations précises de cette idée) comme une force surnaturelle, infiniment sage et puissante, présidant aux destinées de l’homme et de l’univers.
La tolérance est le sentiment par lequel nous acceptons l’altérité. Cette altérité peut être ethnique (la tolérance devient alors l’inverse du racisme) de la différence culturelle (elle est alors le contraire de la xénophobie) mais aussi celle des croyances religieuses. La tolérance est dans ce cas l’acceptation d’une croyance distincte chez autrui, la liberté laissée à l’autre de croire et pratiquer son culte en toute liberté.
Nous nous demanderons si la religion peut vouloir la tolérance, qui suppose l’acceptation de l’altérité des croyances, alors que le propre de la religion est d’unir les individus dans une communauté de conviction.
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