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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- religion : Étymologie discutée. Cicéron fait dériver le mot du latin relegere qui s'oppose à neglegere comme le soin et le respect s'opposent à la négligence et à l'indifférence. D'autres font dériver le mot de religare: La religion est avant tout le lien qui rattache l'homme à la divinité : «La religion consiste dans un sentiment absolu de notre dépendance.» (Schleiermacher). La religion c'est le sentiment que l'homme ne s'est pas donné lui-même l'existence, qu'il dépend d'un Être qui le dépasse infiniment. Sociologiquement, les religions sont les divers cultes organisés (avec leurs dogmes et leurs rites) pour rendre hommage à Dieu.
- raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
Extrait du corrigé : La religion, si elle peut lier les hommes, n'en est pas moins d'abord un rapport de l'homme à son dieu. Ce dieu, pour être moral parfois, est avant tout divin, c'est-à-dire d'une essence surnaturelle. Ce n'est pas le respect de la loi morale ou de la personne, ni le bonheur qui constituent la fin de la relation du croyant à son dieu, mais le salut, visée d'une vie éternelle. Une attitude morale peut être, au mieux, un moyen de parvenir au salut, mais elle ne peut constituer à elle seule la fin véritable d'une pratique religieuse.Le dieu de la religion chrétienne est un dieu que le fidèle prie, qu'il aime et qui seul peut le sauver. Prier un dieu, quelle que soit la religion, est un acte spirituel inscrit dans la pratique de rites : c'est s'adresser à son dieu ou intercéder auprès de lui (sur la signification technique de la prière comme « acte traditionnel efficace » (Mauss). Cela suppose qu'il nous écoute et puisse nous répondre. La religion n'est donc pas seulement un moyen de penser le réel ou de garantir l'ordre du monde, mais ce qui permet à l'homme de supporter sa condition et de préparer sa vie éternelle (qui échappe au temporel). Si la morale est une discipline terrestre, la religion est la discipline du ciel. Faut-il en conclure à leur nécessaire et définitive opposition ?
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Le corrigé du sujet "Religion et raison ?" a obtenu la note de : aucune note
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