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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- religion : Étymologie discutée. Cicéron fait dériver le mot du latin relegere qui s'oppose à neglegere comme le soin et le respect s'opposent à la négligence et à l'indifférence. D'autres font dériver le mot de religare: La religion est avant tout le lien qui rattache l'homme à la divinité : «La religion consiste dans un sentiment absolu de notre dépendance.» (Schleiermacher). La religion c'est le sentiment que l'homme ne s'est pas donné lui-même l'existence, qu'il dépend d'un Être qui le dépasse infiniment. Sociologiquement, les religions sont les divers cultes organisés (avec leurs dogmes et leurs rites) pour rendre hommage à Dieu.
- superstition : Croyance par laquelle on est porté à voir des signes dans des accidents fortuits ou à rechercher la protection des dieux par des pratiques insignifiantes (sacrifices).
Extrait du corrigé : Kant explique que le devoir doit répondre à cette maxime : « Agis uniquement d'après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle. » (cf. Fondements de la métaphysique des moeurs, deuxième section.) Comme ce devoir est tiré de la raison et non de Dieu, il semble qu'il écarte la piété de toute problématique sur la justice. Mais ce serait oublier l'importance de la question du bonheur dans la vie d'un homme qui, comme l'écrit Kant dans La Religion dans les limites de la simple raison : « rend impossible que la raison demeure indifférente à la manière dont il faut répondre à la question : "Que peut-il résulter de ce 'bien agir' qui est nôtre ?" » b) La piété semble donc chez Kant ce qui garantit l'espoir. En effet, le fait de se conformer au devoir tel qu'il nous est donné dans la raison ne nous assure absolument pas que nous serons heureux. Pour que ce devoir ait un sens réel, il faut qu'une intelligence supérieure, un législateur moral tout-puissant (en l'occurrence, Dieu) garantisse notre accès au bonheur après la vie. La piété consiste alors dans l'espoir que notre subordination aux principes de la morale soit récompensée après notre mort, faute de quoi le sens du devoir resterait une pure tragédie. c) Nous pourrions alors considérer que la religion consiste en une croyance en un Dieu qui justifie l'existence de notre sens du devoir et de nos efforts vers la justice.
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Le corrigé du sujet " La religion est-elle superstition? " a obtenu la note de : aucune note
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Analyse du sujet :
- Le sujet pose un premier problème dans sa formulation : en posant la question « La religion n’est-elle que superstition ? » le sujet nous invite à penser que la religion a peut-être quelque chose de plus que la superstition, mais qu’elle l’est toujours un peu.
- Il ne faudra donc pas manquer de se demander si la religion est une forme particulière de superstition à laquelle on ajoute diverses autres qualités, ou si la religion est quelque chose de différent de la superstition.
- Si l’on considère que religion et superstition sont deux choses différentes, il reste à définir ce qui les distingue.
- On notera par exemple que la plupart des religions comportent des commandements généraux sur la manière de se comporter, alors que les superstitions peuvent n’avoir aucune portée morale.
- La religion semble donc plus souvent nous indiquer les actes à accomplir pour parvenir au bien en soi, alors que la superstition ne nous indique que des moyens d’éviter des souffrances ou d’obtenir des satisfactions.
Problématisation :
Poser que la religion serait avant toute chose superstition, c’est déjà partir d’un postulat problématique. Si nous sommes ordinairement tentés de voir la religion comme une forme plus élaborée de superstition, il n’est pas assuré qu’il en soit ainsi. La religion pourrait parfaitement être quelque chose de très différent de la superstition. Le sujet pose problème : n’y a-t-il pas lieu d’opposer superstition et religion ? Qu’est-ce qui nous permet de distinguer l’une de l’autre ?
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