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Sujet : Le respect de la liberté d'autrui fait-il obstacle a ma propre liberté ?

Définitions des termes :
  • respect : Sentiment éprouvé face à une valeur jugée éminente ou absolue, et qui conduit à s'interdire tout ce qui pourrait lui porter atteinte. Le respect est, selon Kant, le seul mobile subjectif possible de l'action morale désintéressée, c'est-à-dire d'une action déterminée objectivement par la seule représentation de la loi ( ou impératif catégorique). Le respect est alors ce que l'on doit à autrui en tant que personne morale.
  • liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • obstacle : Ce qui empêche ou retarde une action, une progression ; difficulté, empêchement.

Extrait du corrigé :     III.             Une liberté intrinsèque autonome.   Kant, contrairement à Arendt (postérieur dans le temps) ne croit pas que la liberté soit publique, et dans le même temps il dit qu'autrui ne peut limiter ma liberté. Comment est-ce possible ? Si l'on retire à autrui le caractère de garant de ma liberté, alors il devient limite et donc obstacle à ma liberté. Comment donc autrui peut-il ne pas être garant et ne pas être obstacle ? L'auteur explique que c'est parce que ma liberté est intrinsèque. Elle consiste en une volonté libre. Ainsi autrui, qui n'a accès qu'à mon extériorité ne peut avoir d'influence sur mon intériorité. Mais qu'est-ce qu'une volonté libre ?

	Le respect de la liberté d'autrui fait-il obstacle a ma propre liberté ?

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Définitions

  • respect : Sentiment éprouvé face à une valeur jugée éminente ou absolue, et qui conduit à s'interdire tout ce qui pourrait lui porter atteinte. Le respect est, selon Kant, le seul mobile subjectif possible de l'action morale désintéressée, c'est-à-dire d'une action déterminée objectivement par la seule représentation de la loi ( ou impératif catégorique). Le respect est alors ce que l'on doit à autrui en tant que personne morale.
  • liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • obstacle : Ce qui empêche ou retarde une action, une progression ; difficulté, empêchement.

Problématique

La liberté peut avoir différente définition : on peut se considérer comme libre lorsqu’on fait ce que l’on veut quand on le veut, ou encore lorsque nos actions ne connaissent aucun obstacle empêchant la réalisation, ou encore lorsqu’on travaille, ou enfin lorsque l’on pense d’une certaine façon. Malgré tous ces différents modes de liberté, il semble que le premier élément qui bafoue notre liberté soit autrui. Bien souvent cette impression vient du fait qu’il est protégé par des lois. Ainsi, je ne peux pas prendre un fruit à l’étalage d’un commerçant sans payer, car c’est du vol, ou encore, je ne peux pas entrer chez mes voisins et m’installer dans leur canapé, parce que je trouve leur salon agréable. Il semble donc qu’autrui marque la limite de ma liberté. Mais alors, les libertés s’entrechoquent-elles dans une lutte permanente ? Dans le même temps, c’est parce que je ma liberté est limitée par le respect que je dois à celle des autres et que l’Etat me garantie qu’entre tous les individus un traitement égal à cours, que je sais ma liberté garantie. Mais alors, autrui est-il le garant ou bien la limite de ma liberté ?



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