Respecter autrui, est-ce s'interdire de le juger ?

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Le don peut-il être gratuit ? Y a-t-il des plaisirs contre nature ? >>


Partager

Respecter autrui, est-ce s'interdire de le juger ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Respecter autrui, est-ce s'interdire de le juger ?



document rémunéré

Document transmis par : ???


Publié le : 10/2/2004 -Format: Document en format FLASH protégé - Ecoutez ce PODCAST:Ecoutez ce PODCAST

Analyse.

·         Le sujet qui nous est présenté ici nous met face à plusieurs notion importantes en philosophique : autrui, le respect, le jugement. Il nous faudra donc, dans un premier temps, apporter une définition de ceux-ci :

o   Autrui. Pour définir autrui de façon sommaire, nous devons admettre en l’autre une tension, entre son identité avec nous et son altérité. On ne peut définir en effet autrui comme étant soi-même absolument, sans quoi il n’a plus lieu d’être : c’est moi. On ne peut non plus y voir un autre absolument différent, au risque de l’exclure.

o   Le respect. C’est avant tout une pise en considération. Lorsque l’on respecte autrui, on prend en considération ses actes et ses paroles. Par le respect, il faut aussi entendre une reconnaissance de valeur à l’autre, qui modifie notre conduite vis-à-vis de lui.

o   Juger. Lorsque l’on juge, on estime. Juger, c’est trancher, donner une valeur, dire si ce que l’on juge est bon ou mauvais. Juger une personne consiste à se faire une opinion sur elle. Par le jugement, nous portons donc une considération sur les personnes, sur ce qu’elles sont, ou sur ce que nous supposons qu’elles soient.

·         Nous voyons de suite le problème engendré par notre question. Lorsque l’on respecte quelqu’un c’est qu’o l’en juge digne. Comment, alors, pourrions-nous respecter quelqu’un sans le juger ?

·         De plus, nous avons un dernier terme à prendre en compte. L’interdiction. Notre question porte ne effet sur le choix conscient de se priver d’un jugement envers autrui pour pouvoir le respecter.

·         C’est à la fois dans la nature de cet interdit, et dans la signification du mot respect que nous devrons trouver les réponses à ce sujet.

 

Problématisation.

L’homme n’aime pas porter le regard sur ses semblables. Peut-être parce qu’il s’y voit, il juge très souvent sévèrement autrui, s’empêchant de lui porter, finalement, le respect qui lui est dû. Mais alors, respecter autrui, est-ce s’interdire de le juger ?



« Les êtres raisonnables sont appelés des personnes, parce que leur nature les désigne déjà comme des fins en soi, c'est à dire comme quelque chose qui ne peut pas être employé simplement comme moyen, quelque chose qui, par suite, limite d'autant toute faculté d'agir comme bon nous semble (et qui est un objet de respect). «  Kant, Fondements de la métaphysique des moeurs. ·         On voit ici que Kant voit dans l'autre une valeur, digne de respect, qui nous empêche d'agir contre notre propre bien. Si autrui limite notre faculté d'agir comme bon nous semble, c'est aussi parce que nous voyons en lui ce que nous pouvons, ou non pouvons pas, faire.   3.      Alors, si respect et jugement sont semblables, pourquoi le sentiment du respect ne vaut vraiment envers autrui, envers l'inconnu, que lorsque j'arrive à ne porter sur lui aucun jugement ?   ·         Autrui est un autre moi-même. Différent de moi, je peux m'y référer dans les actes et les paroles. Nous avons pu voir que le jugement que l'on portait sur autrui était ce qui permettait de le respecter. Alors pourquoi se demander s'il en vaut pas mieux s'interdire de juger ?




Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Respecter autrui, est-ce s'interdire de le juger ? Corrigé de 4108 mots (soit 6 pages) directement accessible
» VOIR LE DETAIL

Le corrigé du sujet "Respecter autrui, est-ce s'interdire de le juger ?" a obtenu la note de : aucune note

Corrigé consulté par :
  • kari-278775 (Hors-ligne), le 15/09/2016 é 15H10.
  • Patate-277495 (Hors-ligne), le 16/05/2016 é 16H16.
  • constancemcs-277404 (Hors-ligne), le 14/05/2016 é 14H13.
  • Candix-267734 (Hors-ligne), le 06/12/2015 é 06H16.
  • pocketcoffee-261268 (Hors-ligne), le 03/06/2015 é 03H14.
  • Cacher les ressources gratuites

    Problématique

    Juger quelqu’un peut s’entendre en deux sens différents. Sur le plan juridique c’est déterminer son innocence ou sa culpabilité eu égard aux lois en vigueur, tandis que sur un plan moral c’est déterminer la qualité de ses actions comme bonnes ou mauvaises. Mais au premier sens du terme ce n’est pas autrui en tant qu’autrui mais en tant que citoyen justiciable des lois qui est jugé. Considérer autrui en tant qu’autrui, c’est l’appréhender comme étant à la fois différent de soi (dimension d’altérité qui implique que l’on ne réduise pas autrui à ses propres valeurs) et comme semblable à soi (comme alter ego, comme un autre soi-même au sens où lui aussi n’est pas une chose mais est doué de subjectivité). Respecter autrui serait donc parvenir à voir en lui ce mélange du même (c’est aussi une subjectivité) et de l’autre (je dois accepter que cette subjectivité a le droit de ne pas être identique à moi). Le problème est donc de savoir si le jugement au sens moral ou même subjectif, parvient à respecter cette double composante d’autrui, le même et l’autre. On peut tout d’abord se demander ce qui motive le jugement porté sur autrui : est-ce pour défendre certains principes ou simplement pour se faire valoir que l’on se permet de juger autrui ? D’autre part respecter autrui, c’est le respecter en la personne de tout homme. Donc si tel homme manque de respect à tel autre, il faut bien le condamner moralement, pour respecter autrui en la personne de l’offensé. Donc pour respecter l’humanité en autrui, il faut parfois le juger. Enfin la question a également une dimension anthropologique, car autrui n’est pas seulement une entité abstraite, mais c’est aussi l’homme de l’autre culture. Dès lors pour respecter autrui ne faut-il pas s’abstenir de juger l’autre culture constitutive de sa personne ?

    Ajouté par Emmanuel9082

    Juger quelqu’un peut s’entendre en deux sens différents. Sur le plan juridique c’est déterminer son innocence ou sa culpabilité eu égard aux lois en vigueur, tandis que sur un plan moral c’est déterminer la qualité de ses actions comme bonnes ou mauvaises. Mais au premier sens du terme ce n’est pas autrui en tant qu’autrui mais en tant que citoyen justiciable des lois qui est jugé. Considérer autrui en tant qu’autrui, c’est l’appréhender comme étant à la fois différent de soi (dimension d’altérité qui implique que l’on ne réduise pas autrui à ses propres valeurs) et comme semblable à soi (comme alter ego, comme un autre soi-même au sens où lui aussi n’est pas une chose mais est doué de subjectivité). Respecter autrui serait donc parvenir à voir en lui ce mélange du même (c’est aussi une subjectivité) et de l’autre (je dois accepter que cette subjectivité a le droit de ne pas être identique à moi). Le problème est donc de savoir si le jugement au sens moral ou même subjectif, parvient à respecter cette double composante d’autrui, le même et l’autre. On peut tout d’abord se demander ce qui motive le jugement porté sur autrui : est-ce pour défendre certains principes ou simplement pour se faire valoir que l’on se permet de juger autrui ? D’autre part respecter autrui, c’est le respecter en la personne de tout homme. Donc si tel homme manque de respect à tel autre, il faut bien le condamner moralement, pour respecter autrui en la personne de l’offensé. Donc pour respecter l’humanité en autrui, il faut parfois le juger. Enfin la question a également une dimension anthropologique, car autrui n’est pas seulement une entité abstraite, mais c’est aussi l’homme de l’autre culture. Dès lors pour respecter autrui ne faut-il pas s’abstenir de juger l’autre culture constitutive de sa personne ?

    Ajouté par Emmanuel9082

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    « Une personne est ce sujet dont les actions sont susceptibles d'imputation. » Kant, Doctrine du droit, 1797.
    « Les êtres raisonnables sont appelés des personnes, parce
    que leur nature les désigne déjà comme des fins en soi. » Kant, Fondements de la métaphysique des moeurs, 1785.

    « L'homme, et en général tout être raisonnable, existe comme fin en soi, et non pas simplement comme moyen dont telle ou telle volonté puisse user à son gré. » Kant, Fondements de la métaphysique des moeurs, 1785. Respecter l'autre, c'est m'interdire de l'utiliser comme un simple moyen pour parvenir à mes fins. Je ne respecte l'autre qu'en tant que je respecte en lui la nature raisonnable de l'humanité, qui est à elle-même sa propre fin.

    « Agis de telle sorte que tu traites l'humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen. » Kant, Fondements de la métaphysique des moeurs, 1785.

    « Il appartient à la culture, à la pensée comme conscience que l'individu prend sous la forme de l'universel, que je sois saisi comme personne universelle : en celle-ci tous sont identiques. L'homme a cette valeur parce qu'il est homme, non parce qu'il est juif, catholique, protestant, allemand, italien, etc. » Hegel, Principes de la philosophie du droit, 1821. Tout sujet a droit à être reconnu, au-delà de la communauté nationale, politique ou religieuse à laquelle il appartient, comme personne universelle.

    « Dans la mesure où chacun est reconnu comme une essence libre, il est une personne. C'est pourquoi le principe du droit peut s'énoncer aussi de cette manière : chacun doit être traité par autrui comme une personne. » Hegel, Propédeutique philosophique, 1840 (posth.)

    Quelle est la couleur de la tomate ?

    Avertissement de respect de copyright. Respect des régles orthographique (pas de langage SMS).



    Ressource précédenteRessource suivante

    Respecter autrui, est-ce s'interdire de le juger ?

     Maths
     Philosophie
     Littérature
     QCM de culture générale
     Histoire
     Géographie
     Droit