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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
Extrait du corrigé : Mais la relation de l'individu à autrui pose problème dès qu'il est question d'intérêts individuels. (autrui vient du latin alter huic : cet autre ici présent.) Sigmund Freud écrit qu' « Autrui joue toujours dans la vie de l'individu le rôle d'un modèle, d'un objet, d'un associé ou d'un adversaire », sous-entendu, selon l'intérêt qu'autrui y trouve. Alors, ne respectons-nous autrui qu'afin qu'il nous respecte ? Quelle place le respect a-t-il dans la nature de la relation entre un sujet et un autre sujet ? I. Le respect n'est pas un sentiment éprouvé spontanément, comme l'écrit d'ailleurs Alain : « La pensée ne respecte rien d'elle-même. » Il naît souvent de la peur, celui qui est dominé ayant intérêt à se comporter de manière respectueuse, c'est ce que suggère Jean-Paul Sartre lorsqu'il écrit : « Je déteste les victimes quand elles respectent leurs bourreaux. » [6] Nous ne respectons pas autrui que pour qu'il nous respecte, nous le respectons aussi par crainte. II.
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Le corrigé du sujet "Ne respectons-nous autrui qu'afin qu'il nous respecte ?" a obtenu la note de : aucune note
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I. Le respect n’est pas un sentiment éprouvé spontanément, comme l’écrit d’ailleurs Alain : « La pensée ne respecte rien d'elle-même. » Il naît souvent de la peur, celui qui est dominé ayant intérêt à se comporter de manière respectueuse, c’est ce que suggère Jean-Paul Sartre lorsqu’il écrit : « Je déteste les victimes quand elles respectent leurs bourreaux. » Nous ne respectons pas autrui que pour qu’il nous respecte, nous le respectons aussi par crainte.
II. Le respect d’aurui, en tant qu’il est un être de raison, est un idéal, dans la mesure où sa nature raisonnable fait d’autrui une fin en soi. C’est ce que suggère Emmanuel Kant lorsqu’il écrit que "les êtres raisonnables sont appelés des personnes, parce que leur nature les désigne déjà comme des fins en soi, c'est à dire comme quelque chose qui ne peut pas être employé simplement comme moyen, quelque chose qui, par suite, limite d'autant toute faculté d'agir comme bon nous semble (et qui est un objet de respect)."
III. Le respect est un idéal de la raison partagé par tous ceux qui veulent la solidarité humaine et trouvent un avantage personnel dans cette solidarité. C’est en ce sens que Pierre Lecomte de Noüy écrit : « Il n'existe pas d'autre voie vers la solidarité humaine que la recherche et le respect de la dignité individuelle. » De même il est possible d’étendre cet idéal à toutes les formes de vie, c’est ce que fait Sigmund Freud lorsqu’il écrit : « Le respect que nous souhaitons obtenir de l'homme envers ses pareils n'est qu'un cas particulier du respect qu'il devrait ressentir pour toutes les formes de la vie. »
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