Peut-on admettre l'idée d'un droit a la révolte ?
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Publié le : 1/3/2005 -Format:
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- admettre : Accepter, donner son assentiment, reconnaître.
- idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
- droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
- révolte : Soulèvement de la conscience et attitude de refus devant une contrainte. Principe actif d'énergie.
● La révolte n'est donc possible que s'il existe une communauté des hommes et une autorité contre laquelle se soulever, c'est-à-dire que s'il existe un Etat. La formulation du sujet est prudente quant à ce droit de révolte : elle n'affirme pas l'existence d'un tel droit qu'il faudrait retrouver et justifier, et ne demande pas s'il est légitime. Elle pose simplement la question de savoir si sa seule existence est envisageable.
● S'il en est ainsi, c'est parce que le droit à la révolte semble contradictoire et peut être dangereux. En effet, comment un Etat pourrait-il comprendre en lui-même la condition de sa destruction ? Et comment les hommes pourraient-ils vouloir détruire ce qu'ils ont créé ? Ceci sans compter qu'un droit à la révolte mal utilisé ou mal compris pourrait menacer l'ordre politique et le mener au chaos.
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- La révolte est un droit légitime.
a) La résistance est un droit de l'homme.
b) Le droit à la révolte préserve le droit.
c) Il faut se révolter contre l'injustice.
- La révolte ne peut être un droit.
a) La révolte contredit le droit.
b) L'Etat ne peut autoriser la révolte.
c) La révolte est un droit révolutionnaire qu'aucun Etat ne peut tolérer sous peine de dissolution..../...
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