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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- sagesse : Pour les Grecs, la sagesse est à la fois connaissance et vertu. Au temps d'Homère, l'homme sage était celui qui maîtrisait plusieurs techniques.
- idéal : Adjectif désignant ce qui se rapporte à une idée. On l'oppose à empirique. On qualifie aussi d'idéal, quelque chose qui n'existe d'en pensée. Substantif désignant un modèle à suivre (un idéal de vertu par exemple).
- philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
Extrait du corrigé : Vécue le plus souvent comme un idéal à atteindre, elle donne à la philosophie sa raison d'être, sa finalité distinctive.Platon oppose philosophes et philodoxes (doxa : opinion), soulignant ainsi que la recherche de la sagesse n'a rien à voir avec le culte des opinions toutes faites, avec les facilités des représentations non critiquées dont il faut s'affranchir (orateurs et flatteurs peu scrupuleux n'ont à cet égard qu'une « sagesse» apparente, qui fait illusion, et qu'il convient de dénoncer). On voit donc que dans son sens philosophique la sagesse diffère sensiblement de la «débrouillardise» et du pragmatisme avisé dont on a voulu faire des valeurs exclusives.Descartes souligne une telle différence dans la célèbre définition qu'il propose au début des Principes de la philosophie (préface, § 2) : «Par la sagesse, on n'entend pas seulement la prudence dans les affaires, mais une parfaite connaissance de toutes les choses que l'homme peut savoir, tant pour la conduite de sa vie que pour la conservation de la santé et l'invention de tous les arts. »Leibniz précise ces aspects indissociables de la sagesse philosophique, en expliquant que celle-ci recouvre la parfaite connaissance des principes de toutes les sciences et de l'art de les appliquer (De la sagesse).Il semble donc bien nécessaire d'admettre le caractère paradoxal de la sagesse dont la philosophie fait son idéal. Paradoxal, car en rupture avec l'immédiateté de l'opinion (qui est aveugle dans la mesure où la puissance de juger s'y enferme dans les déterminations singulières et mutilantes des apparences). Paradoxal, parce que la nécessité d'une distanciation critique n'est jamais admise spontanément, ni vécue véritablement comme condition d'affranchissement. Paradoxal, parce que les exigences essentielles du «détour philosophique» et de la pensée maîtrisée s'opposent souvent aux « urgences» de la vie quotidienne, qu'elles semblent méconnaître ou délaisser, aux attitudes empiriques et pragmatiques que celles-ci paraissent appeler. En bref, la véritable sagesse est à la fois idéal à atteindre et disposition qui se laisse entrevoir chez celui qui a la force de problématiser les contrefaçons de savoir.
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Le corrigé du sujet "Si la sagesse est un idéal périmé, comment définir la philosophie ?" a obtenu la note de : aucune note
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