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La science abolit-elle les croyances ?

Philosophie

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Publié le : 17/3/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

La science abolit-elle les croyances ?
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Il est certain qu'à la lecture de Feuerbach, de Nietzsche, de Freud, de Sartre semble inviter à une telle conclusion. Mais il n'est pas moins évident que ces analyses destructrices n'ont pas entraîné, comme on a cru jadis qu'elles le feraient, la disparition de la croyance religieuse, et que celle-ci reste d'une étonnante vitalité : même dans les pays les plus développés et les plus sceptiques, où elle a connu une crise indiscutable, qui l'a fortement marginalisée, son rôle a été redéfini (s'intégrant sans trop de heurts dans un cadre politico-philosophique fondamentalement laïque) plus qu'il n'a disparu. Et c'est en fait l'athéisme radical qui paraît aujourd'hui daté, et qui a cessé d'apparaître comme une position intellectuelle avancée : l'influence notamment de l'anthropologie, qui montre dans le fait religieux une des formes les plus universelles de la culture, a souvent conduit à sa relégitimation intellectuelle même par ceux qui se déclarent personnellement incroyants. Ce dont on a d'abord pris conscience, c'est de l'erreur qu'il y avait à traiter la foi religieuse comme une sorte de concurrente maladroite de la science : s'il est illégitime de la considérer comme une illusion, c'est qu'elle ne se veut pas une connaissance du monde tel qu'il est. Il est plus pertinent de voir en elle une façon de structurer activement la vie humaine et de l'arracher au non-sens : cela à la fois par la pratique de certaines rites, et par l'adhésion à des dogmes et des mythes visant à exprimer et à affirmer, dans un langage symbolique, une certaine conception de la vocation spirituelle de l'être humain et du sens de sa destinée -sens dont aucun discours cognitif ne peut et ne veut par principe parler. Quelle est cette conception ? Au coeur de toute conscience religieuse, on retrouve, semble-t-il, un certain nombre de convictions communes : celle que l'homme est d'abord un être éthique, confronté à des devoirs qu'il ne peut modifier à sa guise, et qui renvoient donc à une loi absolue et indépendante de lui ; celle qu'il est un être fini, voué à la souffrance et à la mort, que la recherche exclusive du bonheur terrestre condamne donc nécessairement au désespoir ; celle qu'il est aussi un être faillible, capable de l'erreur et du mal, qui plutôt que de s'enorgueillir de lui-même doit s'efforcer dans l'humilité de se perfectionner et de se purifier ; celle du coup qu'il ne peut atteindre la sérénité qu'en se décentrant, en reconnaissant sa totale dépendance par rapport à une réalité qui le dépasse infiniment, en éprouvant de l'émerveillement et de la gratitude devant le fait que la vie lui soit donnée, en cherchant à accepter l'ordre du monde et à s'y adapter au lieu de le dominer; celle enfin qu'il n'est pas de vie existentiellement lucide qui ne soit fondée sur la conscience de la différence entre le relatif et l'absolu, entre les événements internes au monde visible, et ce qui donne sens à la vie -et n'appartient précisément pas à ce monde-, auquel on donne le nom de Dieu. On voit que du coup pour le croyant la question n'est pas au fond de savoir « si Dieu existe » : mais si l'existence humaine ne gagne pas en richesse et en profondeur lorsqu'elle se décentre et se situe en relation à « Dieu ». Que Dieu soit une création de l'homme, et n'ait pas l'objectivité des pierres ou des étoiles, ne fait guère de doute : mais le problème est de savoir si la religion n'est précisément pas le meilleur -c'est en tout cas à coup sûr le plus ancien et le plus universel- moyen trouvé par l'homme pour « humaniser » sa vie, et lui donner du sens : « Grâce aux phases lunaires, cad à sa naissance, sa mort et sa résurrection, les hommes ont pris conscience à la fois de leur propre mode d'être dans le cosmos et de leur chance de survie et de renaissance. Grâce au symbolisme lunaire, on a pu mettre en rapport et solidariser des faits aussi hétérogènes que : la naissance, le devenir, la mort, la résurrection.


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