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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- science : Ensemble des connaissances portant sur le donné, permettant la prévision et l'action efficace. Corps de connaissances constituées, articulées par déduction logique et susceptibles d'être vérifiées par l'expérience.
- monopole : Exclusivité, prérogative.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
Extrait du corrigé : 1. L'examen des hypothèses* Dans La République, VI, Platon parle ainsi des mathématiciens: « Une fois qu'ils ont posé par hypothèse l'existence de l'impair et du pair, celle des figures, celle de trois espèces d'angles, [ils] procèdent à l'égard de ces notions comme à l'égard de choses qu'il savent; les maniant pour leur usage comme des hypothèses, ils n'estiment plus avoir à en rendre nullement raison. » Platon situe les mathématiques en deçà de la pensée dialectique qui aura pour tâche de rendre raison des hypothèses elles-mêmes, de remonter jusqu'à leur principe : si le dialogue a pour but d'atteindre une position indiscutable, il faut s'entraîner à combattre - comme Socrate - les positions les plus indiscutables, mais pour atteindre une thèse inconditionnée. * On peut comprendre ce passage autrement : comme l'éloge d'une nouvelle manière de penser, qui a fait son apparition dans la Grèce de l'Antiquité. Envisager nos affirmations comme des hypothèses, c'est les examiner pour elles-mêmes en suspendant - au moins provisoirement - la question de leur vérité, de manière à pouvoir les analyser dans leur structure et leurs conséquences. C'est comme une pensée à titre d'essai : « voyons où cela nous mène ». Les sceptiques faisaient de cette «suspension» de l'assentiment (epochê) l'étape indispensable vers l'ataraxie (la quiétude de l'âme). On peut y voir aussi le mouvement de la pensée scientifique, à condition de se défaire des représentations courantes qui sont données de la science. 11. Le champ des problèmes* Le philosophe des sciences G.
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Le corrigé du sujet "Les sciences ont-elles le monopole de la vérité ?" a obtenu la note de : aucune note
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