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la sécurité est-elle liée à la dépendance, et la liberté au risque ?

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Sujet : la sécurité est-elle liée à la dépendance, et la liberté au risque ?

Aperçu du corrigé : la sécurité est-elle liée à la dépendance, et la liberté au risque ?



Publié le : 6/3/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	la sécurité est-elle liée à la dépendance, et la liberté au risque ?
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Il y a en effet une différence importante entre un homme qui exerce pleinement sa liberté et celui qui, comme le « mineur », choisit seulement de rester dépendant. Cette différence se manifeste en particulier sur le plan politique. Sur ce plan, en effet, la dépendance dont parle Kant rend possible une société où la sécurité de chacun est assurée. Tous les théoriciens de l'État fondent l'autorité de celui-ci sur le risque que ferait courir une liberté sans limites. Thomas Hobbes, par exemple, affirme que l'absence de pouvoir, ou « état de liberté », signifie la guerre de tous contre tous, l'homme étant par nature un loup pour l'homme. Au contraire, lorsque les citoyens dépendent d'un État fort, il instaure un ordre stable, une certaine paix sociale, bref, un état de sécurité. La sécurité est bien liée à la dépendance alors que la liberté naturelle est source de dangers, de risques. Sans préciser davantage cette approche du problème, on peut d'emblée remarquer qu'elle doit être complétée : si l'État garantit certains droits, donc des libertés, celles qui justement ne menacent pas la sécurité publique, on pourrait soutenir qu'il institue une liberté authentique, mais sans risque : la puissance étatique en définit la nature et en prévient les dangers. Liberté et sécurité seraient ainsi articulées à l'intérieur d'un État dont nous serions tous dépendants. Mais une telle dépendance pourrait bien n'assurer qu'un semblant de liberté et une sécurité fragile.
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  • quentoss (Hors-ligne), le 14/10/2010 à 14H18.
  • Patricia39271 (Hors-ligne), le 09/10/2009 à 09H12.
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    [2] " La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu'un si grand nombre d'hommes, après que la nature les a depuis longtemps affranchis d'une direction étrangère (naturaliter maiorennes) (1), demeurent pourtant leur vie durant volontiers mineurs ; et qu'il soit si facile à d'autres de se poser comme leurs tuteurs. Il est si confortable d'être mineur. Si j'ai un livre qui a de l'entendement à ma place, un pasteur qui a de la conscience à ma place, un médecin qui juge à ma place de mon régime alimentaire, etc., je n'ai alors bien sûr nul besoin de m'en donner moi-même la peine. Il ne m'est pas nécessaire de penser, du moment que je peux payer; d'autres se chargeront bien pour moi de ce travail fastidieux. Que de loin la plus grande part des hommes (et parmi elle, la totalité du beau sexe) tienne, outre le fait qu'il est pénible à franchir, pour également très dangereux le dernier pas vers la majorité, c'est ce dont s'avisent ces tuteurs qui, très aimablement, ont pris sur eux d'exercer leur haute bienveillance sur ces hommes. Après avoir, d'abord, rendu stupide leur bétail domestique, et avoir soigneusement pris garde que ces paisibles créatures ne puissent oser faire un seul pas hors du parc (2) où ils les ont enfermés, ils leur montrent ensuite le danger qui les menace si elles essaient de marcher seules. Or ce danger n'est pas si grand qu'il paraît, car, moyennant quelques chutes, elles finiraient bien par apprendre à marcher ; mais le moindre exemple d'une telle chute les rend cependant timides et les dissuade de faire une nouvelle tentative. " KANT



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