Puis-je faire confiance à mes sens ?

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Puis-je faire confiance à mes sens ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Puis-je faire confiance à mes sens ?



Publié le : 4/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Puis-je faire confiance à mes sens ?
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  • dissimilation se dit de la différenciation de deux phonèmes identiques d\'un mot : le latin honorem (accusatif de honor), puis : °onor, devient en ancien français enor par dissimilation des deux o. S'oppose à assimilation. On parle parfois de dissimilation partielle, progressive ou régressive.
  • savoir-faire : Ensemble de procédés de gestes habituels permettant la réalisation régulière de certains buts.
  • confiance : Espérance ferme, assurance envers une personne ou une chose.
  • sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.

• Penser à aller au-delà de la seule expérience quotidienne : le sujet a aussi un aspect épistémologique qu'il ne faut pas négliger.
• Doit-on faire état de la différence entre sensation et perception ?
• Qu'est-ce que « faire confiance » ?
• Sur quels auteurs classiques peut-on prendre appui pour examiner cette question ?
• Est-il obligatoire de fournir une réponse qui vaudrait pour toutes les situations (connaissance pratique, vie quotidienne, exigence scientifique) ?

 

  • Le problème posé par le sujet réside dans le fait que si l’on décide de ne pas faire confiance à nos sens, il semble que toute saisie de la réalité nous soit alors interdite. D’un autre côté, si l’on considère que nos sens sont fiables, il nous faut alors porter autant de crédit à nos rêves qu’aux perceptions qui nous parviennent lorsque nous sommes éveillés. Quelle que soit l’option pour laquelle on se décide, on doit ainsi opérer un pari risqué sur le sens que l’on accorde aux notions de réalité et de vérité. La question pourrait alors se résumer ainsi : nos sens nous permettent-ils de saisir la vérité du réel ou faut-il y accéder par un autre biais ?


Tout ce que je sais du monde, je le sais à partir d'une expérience sensible sans laquelle rien ne pourrait être appréhendé. Les sens désignant les organes intermédiaires entre moi et l'univers, ils paraissent, initialement, entièrement dignes de confiance, car ils paraissent fonder mon vécu, qui s'origine en eux.Dignes de confiance, d'abord, en ce qui concerne ce vécu à proprement parler. Après tout, le concept, la notion, l'idée semblent multiples et surtout construits. Or mes sens semblent m'apporter une vérité immédiate et initiale. L'immédiateté n'est-elle pas insoupçonnable ? Il y a, en première approche, une dimension privilégiée de l'expérience obtenue par les sens, par l'odorat, la vue ou l'ouïe. Il y a, dans mes sens, dans ces couleurs qui me sont apportées, des traits qui paraissent immédiats et clairs et, par conséquent, je ne vois pas pourquoi je les mettrais en doute. Les sens m'apportent des impressions ou qualités immédiates indubitables. Cette tâche rouge que je vois sur le tapis n'est-elle pas un irréductible ?




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    Problématique

    Pour cela, il convient de partir des sens et de s'élever à l'universel. Il faut donc retrouver ce qui est commun aux multiples objets accessibles par les sens. Contrairement à Platon, pour qui il existe un monde intelligible séparé du monde sensible, Aristote considère que l'universel est ce qui est intelligible dans les choses. L'intelligible est donc pour lui ce qui est commun à toutes les choses sensibles, mais on ne peut le connaître qu'en mettant en commun toutes les sensations, car il n'existe pas en dehors d'elles. Nous sommes donc bien obligé de faire confiance à nos sens, même si le but final est l'usage de notre intellect. Transition : Cependant, cette puissance de connaissance accordée au sens ne doit-elle pas être pondérée ? 3. Les sens doivent se soumettre aux critères de l'objectivité.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    René descartes: faut-il faire confiance à nos sens ?

    Quand donc on dit qu'un bâton paraît rompu dans l'eau, à cause de la réfraction, c'est de même que si l'on disait qu'il nous paraît d'une telle façon qu'un enfant jugerait de là qu'il est rompu et qui fait aussi que, selon les préjugés auxquels nous sommes accoutumés dès notre enfance, nous jugeons la même chose. Mais je ne puis demeurer d'accord de ce que l'on ajoute ensuite, à savoir que cette erreur n'est point corrigée par l'entendement, mais par le sens de l'attouchement ; car bien que ce sens nous fasse juger qu'un bâton est droit, outre cela il est besoin que nous ayons quelque raison, qui nous enseigne que nous devons en cette rencontre, nous fier plutôt au jugement, que nous faisons ensuite de l'attouchement, qu'à celui où semble nous porter le sens de la vue : laquelle raison ne peut être attribuée au sens, mais au seul entendement.

    Citations

    S'il y a lieu de faire confiance aux possibilités d'adaptation, la distorsion existe pourtant et la contradiction est présente entre une civilisation aux pouvoirs presque illimités et un civilisateur dont l'agressivité est restée la même qu'au temps où tuer le renne avait le sens de survivre., A. LEROI-GOURHAN, le Geste et la Parole, t. II, p. 259.

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    Que ne puis-je t'exprimer ce que je sens si bien? et comment sens-je si bien ce que je ne puis t'exprimer?, MONTESQUIEU, Lettres persanes, VII.

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    Vous puis-je en confiance expliquer ma pensée?, CORNEILLE, Rodogune, I, 3.

    Ajouté par webmaster

    Je puis faire des omissions dans les faits, des transpositions, des erreurs de dates; mais je ne puis me tromper sur ce que j'ai senti, ni sur ce que mes sentiments m'ont fait faire; et voilà de quoi principalement il s'agit., ROUSSEAU, les Confessions, VII.

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    Comme historiens nous nous intéressons aux scories de Galilée; les savants s'intéressent aux géniales intuitions de Messier qui n'avaient aucun sens à son époque. La vérité historique peut devenir scorie, la scorie être réactivée en vérité. D'où la limite : si je dis vrai au sens de Galilée, je puis éventuellement dire faux; si je dis vrai, je puis éventuellement dire faux au sens de Galilée., Michel SERRES, Hermès I, la Communication, p. 84.

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    Le changement de sens de locutions telles que -puis que est très significatif (...) -Puisque fait aujourd'hui entendre -s. Mais on y reconnaît facilement -puis et -que : après (ceci) -que. La locution s'est, jusqu'au XVIIËe s., écrite en deux mots : -Puis -donc -que -vous trouvez la mienne inconcevable (CORN., Méd., 653)..., F. BRUNOT, la Pensée et la Langue, p. 812.

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    Il -(le serpent) lève un peu la tête, et puis siffle aussitôt, Puis fait un long repli, puis tâche à faire un saut Contre son bienfaiteur, son sauveur, et son père. «Ingrat, dit le manant, voilà donc mon salaire?», LA FONTAINE, Fables, VI, 13.

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    Tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas est écrit là-haut. Savez-vous, monsieur, quelque moyen d'effacer cette écriture? Puis-je n'être pas moi? Et étant moi, puis-je faire autrement que moi? Puis-je être moi et un autre?, DIDEROT, Jacques le fataliste, Pl., p. 509.

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    Il devait à la fréquentation de Thomas Reid une grande aversion pour la métaphysique et une confiance absolue dans le bon sens., RENAN, Souvenirs d'enfance..., IV.

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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