Sens et portée du texte suivant de Bergson : « La conscience est la lumière immanente à la zone d'actions possibles, ou d'activité virtuelle qui entoure l'action effectivement accomplie par l'être vivant. Elle signifie hésitation ou choix. Là où l'action réelle est la seule action possible (comme dans l'activité du genre somnambulique ou plus généralement automatique), la conscience devient nulle. Là où beaucoup d'actions, également possibles, se dessinent sans aucune action réelle (comme dans une délibération qui n'aboutit pas), la conscience est intense ».

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Sens et portée du texte suivant de Bergson : « La conscience est la lumière immanente à la zone d'actions possibles, ou d'activité virtuelle qui entoure l'action effectivement accomplie par l'être vivant. Elle signifie hésitation ou choix. Là où l'action réelle est la seule action possible (comme dans l'activité du genre somnambulique ou plus généralement automatique), la conscience devient nulle. Là où beaucoup d'actions, également possibles, se dessinent sans aucune action réelle (comme dans une délibération qui n'aboutit pas), la conscience est intense ».

Philosophie

Aperçu du corrigé : Sens et portée du texte suivant de Bergson : « La conscience est la lumière immanente à la zone d'actions possibles, ou d'activité virtuelle qui entoure l'action effectivement accomplie par l'être vivant. Elle signifie hésitation ou choix. Là où l'action réelle est la seule action possible (comme dans l'activité du genre somnambulique ou plus généralement automatique), la conscience devient nulle. Là où beaucoup d'actions, également possibles, se dessinent sans aucune action réelle (comme dans une délibération qui n'aboutit pas), la conscience est intense ».



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Publié le : 12/3/2011 -Format: Document en format FLASH protégé

Sens et portée du texte suivant de Bergson : « La conscience est la lumière immanente à la zone d'actions possibles, ou d'activité virtuelle qui entoure l'action effectivement accomplie par l'être vivant. Elle signifie hésitation ou choix. Là où l'action réelle est la seule action possible (comme dans l'activité du genre somnambulique ou plus généralement automatique), la conscience devient nulle. Là où beaucoup d'actions, également possibles, se dessinent sans aucune action réelle (comme dans une délibération qui n'aboutit pas), la conscience est intense ».
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  • sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.
  • bergson : Contre le matérialisme scientifique et philosophique de son temps, Bergson tente de rétablir les droits de la conscience et de la vie spirituelle.
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • action : On peut dégager plusieurs acceptions de ce terme. 1/ L'action est tout d'abord une opération d'un être considérée comme produite par cet être lui-même et non par une cause extérieure. L'action est celle du sujet qui agit. 2/ L'action c'est aussi l'effort, le travail, l'activité non plus comme processus opératoire à proprement parler mais comme se distinguant du repos et de l'inactivité. 3/ L'action se pense aussi directement dans son opposition à l'intelligence, la réflexion et la pensée : c'est la spontanéïté des êtres vivants, et plus précisément de l'homme considérée comme se distinguant de la représentation. NB :Nous ne prenons volontairement pas en considération l'action au sens d'influence d'un corps sur un autre. (Exemple : On parle à ce titre d'action de l'acide chlorydrique sur les métaux) En effet notre interrogation portant sur le lien « action » / « réflexion », cette acception ne nous semble pas prioritaire.
  • activité : occupation, affaire, travail.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • vivant : L'être vivant est un organisme. Il n'est pas constitué d'une juxtaposition de parties ajoutées les unes aux autres. Ces parties forment un tout car elles sont interdépendantes (le fonctionnement d'une partie est tributaire de celui des autres) et paraissent toutes participer à une fin commune : le maintien de l'être vivant en vie. Parce qu'il est un organisme, l'être vivant est un organisme. Tout être vivant est un individu au sens où il forme une unité distincte, ne ressemblant exactement à aucune autre, qui ne peut être divisée sans être détruite. Leibniz au XVII ième avait énoncé l'existence d'un principe, nommé principe des indiscernables, selon lequel il n'y a pas deux êtres identiques dans la nature. Qu'est-ce qui différencie les organismes vivants des choses naturelles ou objets fabriqués ? Jacques Monod, généticien, prix Nobel de médecine en 1965, retient dans Le hasard et la nécessité trois critères qui doivent être présents simultanément dans un être pour que celui-ci puisse être qualifié de vivant. Le premier est la téléonomie (du grec télos : fin et nomos : loi). L'être vivant est toujours un être qui, pris dans son ensemble ou chacune de ses parties, répond à une fonction, donc apparemment à une fin. Du point de vue de l'ensemble, l'être vivant semble "fait pour" se perpétuer. Se perpétuer lui-même, du moins le temps nécessaire à la reproduction, et perpétuer son espèce. Du point de vue de chacune des parties, ces dernières semblent "faites pour" accomplir telle ou telle fonction. L'oeil est "fait pour" voir, la langue du fourmilier "pour" attraper les fourmis ... comme si une fin à réaliser était à l'origine de chaque organe, comme si la fonction créait l'organe. Le second critère retenu par Monod est la morphogenèse autonome (du grec morphé : forme et genesis développement). L'être vivant est en relation constante avec un milieu extérieur ; néanmoins, le processus de formation et de développement d'un être vivant est indépendant du milieu extérieur. Même si, pour son entretien et sa croissance, un organisme vivant a besoin d'assimiler des substances étrangères (nourriture, oxygène, gaz carbonique, etc.), même si, sans ce type de relations la vie ne pourrait ni exister, ni se développer, toujours est-il que sa forme et sa croissance sont régies par une programmation interne qui n'est pas le résultat des forces extérieures qui s'exercent sur l'être vivant. Par exemple, un poisson rouge ne peut survivre sans eau et daphnies, mais aucune force physique ne peut transformer ce dernier en éléphant. Les manifestations principales de cette morphogenèse autonome sont l'auto-formation, l'autorégulation et l'auto-réparation. Cette dernière, bien qu'elle ne concerne pas tous les organes, s'étend cependant à un nombre infini d'agressions et de blessures. C'est ainsi que l'écorce du pin entaillé se refait, que la pince du crabe repousse et que les blessures se cicatrisent. Le troisième critère est l'invariance reproductive. Les êtres vivants se reproduisent. En outre, cette reproduction est marquée par l'invariance, soit complète en cas de reproduction par sissiparité (division des cellules), soit partielle en cas de reproduction sexuée. Il existe alors des différences individuelles (à l'exception des jumeaux univitellins) mais les caractéristiques de l'espèces sont conservées. Il ne faut pas confondre la variabilité des individus et l'invariance propre à l'espèce. Ces trois critères, présents en un même être, nous permettent-ils de distinguer assurément le vivant de l'inerte ? Après tout les machines sont également des objets téléonomiques, les machines peuvent s'autoréguler et les ordinateurs, en raison de la programmation, ont une certaine autonomie. Il est moins aisé qu'il ne le paraît au premier abord de dégager des critères permettant de différencier un être vivant d'une machine complexe toutefois, la machine ne se reproduit pas, ne croit pas et connaît une autonomie très limitée.
  • signifié : Désigne, en linguistique, ce dont on parle, ce que l'on nomme à l'aide du signifiant.
  • hésitation : Fait d\'hésiter ; doute, embarras. Temps d\'arrêt dû à l\'embarras, au manque d\'assurance ou à l\'indécision.
  • choix : Action consistant à se déterminer en arrêtant une conduite à tenir, retenue entre plusieurs possibles. La capacité de choisir est considérée traditionnellement comme caractéristique du libre arbitre.
  • réalité : 1) Réalité: * Caractère de ce qui a une existence concrète, par opposition aux apparences, aux illusions ou aux fictions de notre imagination. * Ensemble des choses et des faits réels. 2) Réel: * Comme adjectif : qui existe effectivement, et pas seulement à titre d'idée, de représentation ou de mot (exemple : un pouvoir réel). * Comme nom : l'ensemble des choses qui existent, le monde extérieur (synonyme : réalité).
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • genre : Catégorie concernant les noms et reposant (au moins dans le domaine indoeuropéen) sur la conception sexuée des objets désignés : mâle (masculin), femelle (féminin) et non sexuée (neutre). Ce « genre naturel » est théorique, les langues classant formellement les noms de manière relativement arbitraire (genre grammatical, formel). Le genre grammatical et le genre « naturel » se rapprochent dans le domaine des êtres animés. ? Certains noms désignant indifféremment des êtres mâles et femelles (des hommes et des femmes) sont appelés épicènes, quel que soit le genre formel, notamment lorsqu'ils peuvent prendre les deux genres formellement (un, une mannequin, un, une dactylo, un, une élève).
  • généralement : [Vieilli, didactique] D'un point de vue général. [Couramment] Dans la plupart des cas, le plus souvent.
  • également : D\'une manière égale, équivalente. Aussi, de même. SYN. pareillement D\'une manière régulière.
  • sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
  • discuté Origine, étymologie discutée, à propos de laquelle plusieurs hypothèses ont été émises, aucune ne l\'ayant emporté. Se : distingue d'obscur.

Si, de plus, on rappelle le texte bien connu de Descartes, Discours, 3e partie, 2e paragraphe, où l'auteur observe que nous pouvons ignorer nos propres croyances, si bien que le sens exact en est donné par nos actes, on précisera que l'idée cartésienne n'entraîne pas nécessairement l'affirmation de Jouffroy, d'une connaissance totale, de même qu'elle n'exclut pas la thèse bergsonienne d'une limitation de la conscience par l'action ou d'une opposition à l'action. — Par là, on sera en mesure d'évaluer plus exactement la portée des textes proposés.
  




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Corrigé : Sens et portée du texte suivant de Bergson : « La conscience est la lumière immanente à la zone d'actions possibles, ou d'activité virtuelle qui entoure l'action effectivement accomplie par l'être vivant. Elle signifie hésitation ou choix. Là où l'action réelle est la seule action possible (comme dans l'activité du genre somnambulique ou plus généralement automatique), la conscience devient nulle. Là où beaucoup d'actions, également possibles, se dessinent sans aucune action réelle (comme dans une délibération qui n'aboutit pas), la conscience est intense ». Corrigé de 1101 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Sens et portée du texte suivant de Bergson : « La conscience est la lumière immanente à la zone d'actions possibles, ou d'activité virtuelle qui entoure l'action effectivement accomplie par l'être vivant. Elle signifie hésitation ou choix. Là où l'action réelle est la seule action possible (comme dans l'activité du genre somnambulique ou plus généralement automatique), la conscience devient nulle. Là où beaucoup d'actions, également possibles, se dessinent sans aucune action réelle (comme dans une délibération qui n'aboutit pas), la conscience est intense »." a obtenu la note de : aucune note

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Textes / Ouvrages de référence

Citations

La conscience correspond exactement à la puissance de choix dont le vivant dispose; elle est coextensive à la frange d'action possible qui entoure l'action réelle. » (BeRGs0N, Evolution créatrice.)

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« La prise de conscience d'un acte consiste toujours à lui superposer une action nouvelle. Ainsi la prise de conscience du succès est une conduite de triomphe qui se greffe sur l'action de réussir. » (JANET, De l'angoisse à l'extase.)

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« Toute conscience, Husserl l'a montré, est conscience de quelque chose. Cela signifie qu'il n'est pas de conscience qui ne soit position d'un objet transcendant. » (SARTRE, L'Etre et le Néant.)

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D'une autre façon, l'action morale peut être une action qui ne se manifeste pas comme explicitement moralisante, ou qui, en tout cas, ne s'impose pas. Plus qu'être moralisateur, le médecin doit donner lui-même, dans ses relations avec les malades, des exemples de conscience, de justice, de dévouement, et de compréhension., Guy PALMADE, la Psychothérapie, p. 51.

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Mais chaque fois qu'elle se manifeste -(la force), c'est dans un seul sens, comme source de bénédictions ou comme foyer de malédictions. Virtuelle, elle est ambiguë; en passant à l'acte, elle devient univoque. Aucune hésitation n'est désormais permise., Roger CAILLOIS, l'Homme et le Sacré, p. 39.

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Mais chaque fois qu'elle se manifeste -(la force), c'est dans un seul sens, comme source de bénédictions ou comme foyer de malédictions. Virtuelle, elle est ambiguë; en passant à l'acte, elle devient univoque. Aucune hésitation n'est désormais permise., Roger CAILLOIS, l'Homme et le Sacré, p. 39.

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"Le langage est aussi vieux que la conscience –il est la conscience réelle, pratique, aussi présente pour les autres hommes que pour moi-même, et, comme la conscience le langage nait du seul besoin, de la nécessité du commerce avec d’autres hommes." Marx, L’idéologie du langage.

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(...) la conscience réflexive pose la conscience réfléchie comme son objet : je porte, dans l'acte de réflexion, des jugements sur la conscience réfléchie, j'en ai honte, j'en suis fier, je la veux, je la refuse, etc., SARTRE, l'être et le Néant, p. 19.

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(...) quand nous disons qu'il y a un -espace, c'est-à-dire un milieu homogène et vide, infini et infiniment divisible, se prêtant indifféremment à n'importe quel mode de décomposition. Un milieu de ce genre n'est jamais perçu; il n'est que conçu. Ce qui est perçu, c'est l'étendue colorée, résistante, divisée selon les lignes que dessinent les contours des corps réels ou de leurs parties réelles élémentaires. Mais quand nous nous représentons notre pouvoir sur cette matière, c'est-à-dire notre faculté de la décomposer et de la recomposer comme il nous plaira, nous projetons, en bloc, toutes ces décompositions et recompositions possibles derrière l'étendue réelle, sous forme d'un espace homogène, vide et indifférent, qui la sous-tendrait. Cet espace est donc, avant tout, le schéma de notre action possible sur les choses, encore que les choses aient une tendance naturelle (...) à entrer dans un schéma de ce genre : c'est une vue de l'esprit. L'animal n'en a probablement aucune idée, même quand il perçoit comme nous les choses étendues. C'est une représentation qui symbolise la tendance fabricatrice de l'intelligence humaine., H. BERGSON, l'Évolution créatrice, p. 157.

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Quelle est la couleur de la tomate ?

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