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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- société : association d'individus qui constitue le milieu où chacun s'intègre. Toute espèce vivante est plus ou moins sociale ; mais tandis que les sociétés animales sont naturelles et gouvernées par l'instinct, les sociétés humaines, organisées selon des institutions mobiles, véhiculent une culture.
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
Extrait du corrigé : Ainsi n'est-ce aucunement par défaut ou seulement par intérêt que l'homme vit en société, il est au contraire né pour cela. Les Stoïciens iront encore plus loin dans leur conception de la société comme communauté naturelle de l'homme. Ils pensaient en effet que la société des hommes ne se réduit pas à une simple juxtaposition d'individus mais qu'au contraire, elle forme une communauté vivante, les règles assurant sa cohésion étant alors assimilables à des lois naturelles qui ne peuvent dès lors pas être contestées ou remises en cause. Un droit naturel régissant la société peut dès lors être formuler, comme a tenté de le faire Cicéron dans Des biens et des maux. 2- L'« insociable sociabilité » de l'homme Pourtant, cette conception d'une humanité naturellement sociable ne semble pas aller de soi, comme l'illustre la célèbre formule de Kant qui parle au sujet de l'homme de son « insociable sociabilité ». Le rassemblement des hommes soulève en effet presque toujours des tensions au point que l'on puisse légitimement douter que ces derniers soient vraiment faits pour vivre en société. L'homme serait-il alors fait pour vivre dans la solitude ? On trouve cette idée chez Rousseau, qui postule pour sa part que seul un cataclysme extraordinaire a pu obliger l'homme à se résoudre à vivre avec ses semblables dans une société finalement artificielle, contraignante et même aliénante pour la liberté première de l'homme seul. Dans une perspective un peu différente, le philosophe anglais Hobbes (1588-1679) dénonçait également le caractère artificiel des sociétés. Pour lui, les mécanismes naturels des passions humaines (le désir, l'orgueil, la peur de mourir) entraînent fatalement une guerre perpétuelle entre les hommes.
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Le corrigé du sujet " La société fait-elle l'homme ?" a obtenu la note de : aucune note
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On peut difficilement envisager de parler de l’homme sans prendre en compte son cadre de vie, la société. On imagine mal en effet aujourd’hui que l’homme puisse vivre seul, indépendamment de ses semblables, à l’écart de toute structure socialement organisée, de quelque manière que ce soit. Est-ce cependant nécessaire pour dire que c’est la société qui fait l’homme ? On parle en effet de sociétés animales pour décrire des regroupements d’individualités évoluant selon des schémas réglés et dans un rapport d’interdépendance sans pour autant que l’homme y soit présent. Qu’est-ce qui fait la spécificité de ces sociétés au point de dire que sans elle, l’homme ne peut se faire ? Peut-on dire que la complexité humaine, mais aussi ses nombreuses capacités et ses multiples facettes sont imputables à la vie en société ? Par ailleurs, est-ce l’homme qui décide lui-même de vivre en société dans le souci de l’intérêt général ou bien cette forme d’organisation s’impose-t-elle d’elle-même à lui de manière naturelle ? Enfin, la vie en société, établie depuis des siècles, a-t-elle modifié la nature des rapports entre les hommes ? Que peut-on dire à cet égard du modèle de nos sociétés occidentales, fondées sur les rapports économiques ?
1- Peut-on dire que vivre en société est naturel ? Si l’on en croit Aristote et les Stoïciens, la société semble bien être l’expression naturelle de la sociabilité innée de l’homme.
2- Cependant, l’histoire n’a cessé et ne cesse de montrer que rien n’est moins instable et problématique que ce « vivre ensemble ». Interrogeons-nous, avec Hobbes et Rousseau, sur ce qui a pu pousser l’homme a accepter de vivre en société, au péril de sa liberté première.
3- Enfin, une fois le contrat social accepté, il peut être intéressant de voir comment les sociétés ont fait évoluer les rapports entre hommes, avec l’exemple de l’Occident.
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