Socrate est-il le père de la philosophie ?
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Socrate est-il le père de la philosophie ?
Publié le : 1/2/2010 -Format:
- Socrate : philosophe grec (V' siècle av. J.-C.). Considéré comme le père de la philosophie, il savait éveiller les esprits par le recours à l'ironie et à son art du dialogue. Le but de son enseignement visait à se connaître soi-même.
- philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
Cicéron, lorsqu'il veut rendre hommage à Platon, l'appelle magnifiquement “ le prince des philosophes ” ; de Socrate, il dit plus simplement qu'il est “ le père de la philosophie ”. Cette double appréciation se vérifie bien au-delà de Cicéron. A la rigueur, on pourrait écrire l'histoire de la pensée antique, sans jamais prononcer le nom de Platon : il y manquerait sans doute le compétiteur le plus éminent, mais nullement le moteur essentiel, dès lors qu'on aurait conservé Socrate. Plus tard, il n'en va plus de même, et c'est avec saint Augustin déjà que commence cette “ tradition philosophique de l'Europe ” dont Whitehead a pu dire qu'elle consistait “ dans une série d'annotations à Platon ”. En revanche, l'influence de Socrate ne se manifeste que sporadiquement et, le plus souvent, dans un contexte qui n'est pas proprement philosophique, au sens où l'entend cette “ tradition ”. Elle apparaît, d'une part, chez les théoriciens politiques et sociaux. Après Voltaire, Condorcet interprète la mort de Socrate comme “ le premier crime qui ait signalé cette guerre de la philosophie et de la superstition ; guerre, ajoute-t-il, qui dure encore parmi nous, comme celle de la même philosophie contre les oppresseurs de l'humanité ”. D'autre part, c'est volontiers sous le patronage de Socrate qu'on rattache la philosophie à ce qui n'est pas elle, la religion ou la vie. Le portrait du “ Socrate chrétien ”, gage et modèle d'une anima naturaliter christiana, se transmet continûment de Justin à Guez de Balzac, en passant par Érasme. On sait, enfin, combien les deux précurseurs des philosophies contemporaines de l'existence ont médité sur Socrate. Peu importe que Nietzsche ait fini par le chasser de cette “ république des génies ” ou il l'avait d'abord reçu comme le dernier grand citoyen : il ne lui doit guère moins que Kierkegaard.
Socrate est-il le père de la philosophie ?
Corrigé de 4037 mots (soit 6 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Socrate est-il le père de la philosophie ?" a obtenu la note de : aucune note
Socrate est-il le père de la philosophie ?