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Sujet : Sommes-nous condamnés à être libres ?

Définitions des termes :
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.

Extrait du corrigé : Cette vérité individuelle se modifie sans cesse n fonction des aspects que prennent son existence et sa situation changeante. Cette « essence provisoire » dépend de l'existence qui la précède. C'est pourquoi Sartre se plaît à affirmer que « l'existence précède l'essence ». ■ Ce à quoi s'oppose cet extrait: Sartre s'oppose ici aux philosophies de « l'essence » qui, comme celle d'Aristote, ont affirmé que l'homme doit réaliser une nature qui lui préexiste, la « nature humaine ».Il n'y a pour lui ni nature à réaliser ni valeur absolue à respecter, telle que le Bien, puisque celui qui seul aurait pu les établir n'existe pas. On peut alors reprendre la formule de l'écrivain russe Dostoïevski : « Si Dieu n'existait pas, tout serait permis », et affirmer, comme Sartre le fait : « Tout est permis si Dieu n'existe pas. » Cela signifie-t-il que Sartre prétend que tout acte peut être commis, puisqu'il n'y a aucune valeur morale qui permette de juger de nos actes ?C'est exactement la thèse inverse que Sartre va chercher à défendre à la fin de ce texte, car cette permission dans l'ex-pression « tout est permis », n'est pas à entendre dans un sens moral (du type « on ale droit de tout faire ») mais existentiel : l'homme est possibilité indéfinie, dépassement sans cesse poursuivi de ses conditions. S'il n'y a ni valeur éternelle ni déterminisme caché qui conduisent nos actions, alors nous sommes toujours responsables, absolument responsables car nous devons répondre de tous nos actes, sans exception.C'est pourquoi il écrit que « Nous sommes seuls, sans excuses.

Sommes-nous condamnés à être libres ?

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