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Sommes-nous esclaves de nos passions ?

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Sujet : Sommes-nous esclaves de nos passions ?

Aperçu du corrigé : Sommes-nous esclaves de nos passions ?



Publié le : 27/2/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Sommes-nous esclaves de nos passions	?
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  • passions : Descartes appelle "passions" toutes les affections de l'âme résultant de l'action du corps sur celle-ci.

Les passions traduisent une relation de l‘esprit au corps. L'homme les subit et traditionnellement il se est soumis à celles ci car la passion a une tendance dominatrice qui force l'homme à capter toutes sa concentration sur elle. Cependant la passion traduit en même temps un pouvoir de l'homme  exprimer ses sensations, tout ce que le corps peut ressentir sensiblement, elle est un moteur créateur de l'artiste. De plus cette ambivalence de la passion se trouve entre l'action et la passivité, Passion vient du terme pati en latin qui signifie souffrir, supporter, la passion nous renvoie à) cette idée de passivité de l'âme, l'homme subit ses passions, pour Hume, il en est affecté. Les passions sont elles donc des diktats du corps sur l'esprit? Lorsque nos passions nous assaillent, sommes nous alors sous la domination de nos esprits animaux chez Descartes. L'homme n'est il donc qu'un être vivant soumis à sa nature animale? Si les passions sont un influx nerveux qui relie notre corps à notre esprit et qu'elles nous accaparent l'esprit jusqu'à le rendre passif, ne sommes nous pas esclaves de nos passions?

         Si l'homme était entièrement voué à ses passions, sa passivité de l'âme le rendrait totalement animal. La raison n'étant pas liée au corps, elle est la seule à pouvoir permettre à l'homme de dominer parfois ses passions, à recouvrir la maîtrise de soi. Dans la tradition antique la passion est une maladie de l'âme qui ne peut être guérie que par la sagesse, sagesse qui s'applique rationnellement grâce à la volonté. L'homme est donc en tant qu'être de raison le seul à pouvoir dominer sa nature animale qui le rend esclave de ses passions. Cependant, il doit exister un juste équilibre car les passions ne nous rendent pas forcément esclaves, mais il s'agit de leur excès. L'homme doit apprendre à dominer ses passions par la raison, il s'agit de prendre le dessus sur les passions en apprenant à les connaître pour Spinoza. Les passions font partie de nous, elles peuvent nous dominer si nous nous laissons submerger sans les rationaliser; la sagesse humaine se trouverait dans la capacité pour l'homme à savoir lui même dominer ses passions, cette capacité issue de la liberté du sujet Descartes la nomme générosité .

 



Afin de montrer l'erreur de toute cette philosophie, je vais tenter de prouver, premièrement, que la raison ne peut être à elle seule un motif pour un acte volontaire, et, deuxièmement, qu'elle ne peut jamais combattre la passion sans la direction de la volonté. [...] Manifestement, lorsque nous avons la perspective d'éprouver une douleur ou un plaisir par l'effet d'un objet, nous ressentons en conséquence une émotion d'aversion ou d'inclination et nous sommes portés à éviter ou à saisir ce qui nous prouvera ce malaise ou ce contentement. Manifestement aussi, cette émotion n'en reste pas là, mais elle nous fait porter nos vues de tous côtés et elle enveloppe tous les objets reliés à son objet primitif par la relation de cause à effet. C'est ici qu'intervient le raisonnement pour découvrir cette relation et, comme varie notre raisonnement, nos actions subissent une variation corrélative. Mais évidemment, dans ce cas, l'impulsion ne naît pas de la raison qui la dirige seulement. C'est la perspective d'une douleur ou d'un plaisir qui engendre l'aversion ou l'inclination pour un objet ; ces émotions s'étendent aux causes et aux effets de cet objet, puisque la raison et l'expérience nous les désignent. Cela ne pourrait nous intéresser le moins du monde de savoir que tels objets sont des causes et tels autres des effets, si les causes et les effets nous étaient également indifférents. Quand les objets eux-mêmes ne nous touchent pas, leur connexion ne peut jamais leur donner une influence ; il est clair que, comme la raison n'est rien que la découverte de cette connexion, ce ne peut être par son intermédiaire que les objets sont capables de nous affecter. Puisque la raison à elle seule ne peut jamais produire une action, ni engendrer une volition, je conclu que la même faculté est aussi incapable d'empêcher une volition ou de disputer la préférence à une passion ou à une émotion.
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