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Sujet : Sommes-nous maître de nos pensées ?

Définitions des termes :
  • maître : Du latin magister, «celui qui est plus » (sous-entendu « que les autres »), « le maître ». Personne qui exerce une autorité, une domination (notamment sur un esclave), un pouvoir. Chez Hegel, la conscience qui, dans la lutte à mort qui l'oppose à une autre conscience, préfère la liberté à la vie et s'affirme dans l'indépendance à l'égard d'autrui (dialectique du maître et de l'esclave). Chez Nietzsche, l'homme vaillant et sans scrupule, qui se moque de la morale du ressentiment.

Extrait du corrigé : Notre expérience quotidienne la plus personnelle nous met en présence d'idées qui nous viennent sans que nous en connaissions l'origine, et de résultats de pensée dont l'élaboration nous est demeurée cachée. » III - Maîtriser sa pensée dans la mesure du possible 1)      Ramener sa pensée à soi-même Pour Descartes, la base de tout raisonnement est le célèbre « Je pense, donc je suis », seule certitude immédiate. Se rendre maître de sa pensée nécessite ainsi une méthode. Et penser est la preuve de mon existence. Descartes, Discours de la méthode, 4ème partie :             « Ainsi, à cause que nos sens nous trompent quelquefois, je voulus supposer qu'il n'y avait aucune chose qui fût telle qu'ils nous la font imaginer. Et pour ce qu'il y a des hommes qui se méprennent en raisonnant, même touchant les plus simples matières de géométrie, et y font des paralogismes, jugeant que j'étais sujet à faillir, autant qu'aucun autre, je rejetai comme fausses toutes les raisons que j'avais prises auparavant pour démonstrations. Et enfin, considérant que toutes les mêmes pensées, que nous avons étant éveillés, nous peuvent aussi venir quand nous dormons, sans qu'il n'y en ait aucune, pour lors, qui soit vraie, je me résolue de feindre que toutes les choses qui m'étaient jamais entrées dans l'esprit, n'étaient non plus vraies que les illusions de mes songes. Mais, aussitôt après, je pris garde que, pendant que je voulais ainsi penser que tout était faux, il fallait nécessairement que moi, qui le pensais, fusse quelque chose. Et remarquant que cette vérité : je pense, donc je suis était si ferme et si assurée que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n'étaient pas capables de l'ébranler. » 2)      Maîtriser sa pensée commence par l'humilité Platon nous rappelle qu'être sage c'est déjà savoir reconnaître qu'on ne sait pas.

	Sommes-nous maître de nos pensées ?

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Définitions

  • maître : Du latin magister, «celui qui est plus » (sous-entendu « que les autres »), « le maître ». Personne qui exerce une autorité, une domination (notamment sur un esclave), un pouvoir. Chez Hegel, la conscience qui, dans la lutte à mort qui l'oppose à une autre conscience, préfère la liberté à la vie et s'affirme dans l'indépendance à l'égard d'autrui (dialectique du maître et de l'esclave). Chez Nietzsche, l'homme vaillant et sans scrupule, qui se moque de la morale du ressentiment.

Problématique

Se demander si nous sommes maîtres de nos pensées exige de s’interroger sur le type de maîtrise en question ainsi que sur ce qu’il faut entendre par le concept de « pensées ». En effet, remarquons d’abord que la maîtrise peut concerner à la fois la formation des pensées (je peux penser ce que je veux), le maniement des pensées (je ne pense pas ce que je veux, mais à la limite j’en dispose librement) ou à leur expression (j’arrive à exprimer adéquatement mes pensées). Les pensées sont elles-mêmes source de questionnement : pour Descartes, en effet, doute, volonté, conception de l’intelligence relèvent tous du domaine de la pensée. Avec Freud, ce domaine s’étend aux pulsions et aux désirs qui hantent la conscience. Afin de répondre à notre question, il est donc nécessaire de commencer par démêler cet écheveau conceptuel et de clarifier les termes du débat.



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